Introduction
iStockphoto
Mascouche, le 1er août 2004. La famille Lallier se baigne chez un voisin durant l’après-midi. Plus tard, à l’heure du souper, les parents s’aperçoivent que le petit Samuel, deux ans et demi, manque à l’appel. On le trouve flottant dans la piscine hors terre, sans vie. On tentera de le sauver, en vain.
Des noyades en piscine comme celle-là, il en arrive environ une douzaine chaque été au Québec, selon un rapport de l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ) publié en septembre dernier.
La grande majorité (88 %) de ces événements tragiques survient dans des piscines résidentielles. La plupart des victimes sont âgées de moins de 14 ans, et les enfants de un à quatre ans sont particulièrement touchés.
Le plus souvent, la noyade survient en dehors des heures de baignade. L’enfant profite alors d’une porte déverrouillée, d’une clôture ouverte ou d’une échelle amovible non relevée pour atteindre la piscine.
Ce fut le cas de Samuel Lallier. La terrasse de la piscine était dotée d’une porte qu’on avait laissée ouverte et d’une échelle qu’on avait oublié de remonter. «Cette situation se produit très fréquemment quand, bien que personne ne se baigne, la journée de baignade n’est pas encore terminée, a écrit le coroner René Charest dans son rapport. Les gens attendent à la fin de la journée avant d’interdire physiquement l’accès à la piscine.»