Illustrations de ce dossier: Serge Gaboury
Pour éviter de se lancer dans la réfection de la plomberie ou la remise à neuf de la salle de bains, de nombreux Québécois achètent une maison neuve plutôt qu’existante.
Étonnamment, dans plusieurs cas, ils rencontrent plus de problèmes que s’ils avaient opté... pour un bungalow des années 1970!
Chaque année, parmi les quelque 30 000 nouvelles maisons, des centaines de dossiers se retrouvent devant un juge ou un arbitre québécois. Des cas d’infiltrations d’eau dans le sous-sol à la moindre pluie, de corrosion des escaliers extérieurs dès la première année ou de bardeaux de toit qui s’envolent dès qu’il y a un coup de vent.
Pourtant, une garantie obligatoire des maisons neuves existe au Québec depuis huit ans. Malheureusement, les clients ne prennent pas toujours la peine de la lire à fond, constatent les experts à qui nous avons parlé.
Voilà pourquoi, au moment où des milliers de Québécois s’apprêtent à emménager dans leur demeure flambant neuve, nous avons trouvé opportun de rendre compte des jugements d’arbitres rendus en 2007.
Il faut savoir que lorsqu’un client est insatisfait des travaux de l’entrepreneur, et que celui-ci refuse de les corriger, la garantie des maisons neuves permet aux nouveaux propriétaires de recourir à un arbitre plutôt que de se tourner vers les tribunaux traditionnels, ce qui accélère habituellement le règlement d’un litige qui traîne parfois depuis plusieurs années.
En 2007, les trois groupes d’arbitrage autorisés par la Régie du bâtiment du Québec ont traité 135 dossiers. De notre côté, nous avons épluché 75 dossiers pour tenter d’y voir plus clair et formuler des conseils à l'endroit des propriétaires de maisons neuves.