Le marché du carbone est essentiellement constitué du système d’échange de quotas en vigueur dans l’Union européenne depuis le 1er janvier 2005 et du MDP, géré par le Secrétariat de l’ONU sur les changements climatiques.
Le dispositif européen implique environ 12 000 sites industriels (énergie, sidérurgie, ciment, papier, etc.); en 2006, ce marché «pesait» 24 milliards de dollars, pour plus d’un milliard de tonnes de CO2 échangées.
Le MDP, lui, représentait des engagements de cinq milliards et concernait surtout des projets en Inde, en Chine, au Brésil et au Mexique. Ses principaux acteurs sont des banques, des fonds d’investissement et des multinationales de l’énergie.
Il existe par ailleurs des marchés volontaires d’émissions de GES un peu partout dans le monde, notamment en Europe et aux États-Unis, mais leur volume reste faible – quelques centaines de millions de dollars, selon la Banque mondiale. Un phénomène logique, explique Matthew Bramley, directeur du programme des changements climatiques à l'institut Pembina d'Ottawa, puisque «le marché du carbone ne prend de l’ampleur que lorsqu’il y a des objectifs d’émissions réglementés par les gouvernements».