Réaménager la banlieue
En outre, les centres commerciaux sont devenus trop gros, soutient Ellen Dunham-Jones, professeure d’architecture et coauteure du livre Retrofitting Suburbia («réaménager la banlieue»).
Selon elle, ils proposent en moyenne plus de 20 pi2 d’espace commercial par personne aux États-Unis, contre 13 au Canada, six en Australie et trois en Suède – le plus haut taux en Europe.
«Détaillants et fabricants doivent chercher des façons créatives pour bien s’implanter dans les petites communautés », écrivait-elle en août dernier dans le magazine Harvard Business Review.
La vraie conciliation travail-famille
Deux mots magiques sont nécessaires pour réussir cette modernisation: cohabitation et densité. La «mixité des fonctions», comme le disent les experts, permet de marier résidences, commerces et locaux pour bureaux dans un même secteur, ce qui contribue généralement à diminuer les trajets en auto et à rehausser la qualité de vie.
La densité de la population, elle, permet aux commerçants de faire vivre leur entreprise avec les gens du quartier. Ainsi, plus besoin d’attirer des clients à 15 km à la ronde pour survivre.
Des projets qui marient ces deux concepts se développent dans des dizaines de quartiers dans le monde. Surtout en Europe, à Barcelone, Grenoble, Lyon, Nantes, Stockholm ou Toulouse, mais aussi aux États-Unis, à Boca Raton, en Floride, ou à San José, en Californie.
Ici?
- La ville de Québec est l’une des plus actives avec son projet de Cité verte dans le quartier Saint-Sacrement, et celui du secteur D’Estimeauville, plus à l’est.
- Avec le Technopôle Angus, Montréal n’est pas en reste. La ville a transformé l’immense terrain désaffecté du Canadien Pacifique en un quartier multifonctionnel où se côtoient maisons de ville, usines et une poignée de commerces de détail.