Vision écologique
«La prise de conscience est là, mais dans les
faits on ne constate pas de nette progression dans l’utilisation des
transports collectifs, par exemple. Le vélo demeure le transport actif
qui a fait les gains les plus significatifs à l’échelle du Québec,
notamment grâce au BIXI et au développement de réseaux cyclables qui
encouragent l’emploi du vélo à des fins utilitaires», dit Marilène
Bergeron, chargée de projet en transport écologique chez Équiterre.
L’utilisateur
type du transport durable est multiple: étudiants, professionnels
travaillant au centre-ville, personnes âgées (sauf pour le vélo) ou
travailleurs à faible revenu. Ses motivations sont d’ordre économique et
pratique avant tout, l’aspect environnemental venant en dernier lieu.
Le
ministère des Transports l’a reconnu: ajouter de nouvelles routes ne
suffira pas à décongestionner certaines régions du Québec. «Ce qui
freine une utilisation plus importante des transports durables, c’est
surtout l’aménagement urbain, pensé pour la voiture, et la facilité à
trouver des stationnements en ville», explique Mme Bergeron.
Les
employeurs et les municipalités ont un rôle à jouer auprès de leurs
employés ou de leurs concitoyens pour favoriser la prise des transports
en commun, trop souvent victimes de mythes du genre: «Il faut attendre,
c’est cher et c’est moins souple que la voiture», continue-t-elle.
«Tant
qu’il n’y aura pas de barrières à l’utilisation de la voiture, les
Québécois n’adopteront pas de nouvelles façons de se déplacer», conclut
Mme Bergeron.