Transport durable: un comportement émergent
Photo: iStockphoto
L’adoption des transports dits durables est un comportement en émergence au Québec. Même si l’étude réalisée par l’Observatoire de la Consommation Responsable montre que la population est loin de la note de passage, tout n’est pas noir.
«Au Québec, l’offre de transport de ce type est faible comparativement à l’Europe. Néanmoins, cela ne suffit pas à expliquer les mauvais résultats. Notre société reste encore très axée sur l’utilisation de la voiture», dit Fabien Durif, professeur à l’Université de Sherbrooke et directeur de l’Observatoire de la Consommation Responsable.
La marche est le transport alternatif le plus utilisé. Dans une proportion de 39,1 %, les Québécois ont mentionné avoir marché ou fait du vélo pour se déplacer l’année dernière. «Les résultats obtenus par le BIXI à Montréal sont encourageants, puisque le nombre de membres est passé de 11 000 à près de 30 000 en un an. Espérons que ce vélo en libre-service soit déployé dans d’autres grandes villes», ajoute M. Durif.
Du côté du covoiturage, seulement 28,8 % des personnes sondées ont adopté cette pratique en 2010, les femmes plus que les hommes, malgré le succès toujours croissant d’initiatives comme Communauto, Allo-Stop ou AmigoExpress.
Enfin, 28,2 % des Québécois ont utilisé les transports publics. «Montréal se distingue dans cette catégorie par rapport aux autres régions. Il est vrai que l’offre de transport durable y est plus concentrée», dit M. Durif.
Des différences de comportement
Malgré leurs préoccupations à l’égard du réchauffement climatique et de la lutte contre la pollution, les Québécois passent peu à l’action.
Dans l’utilisation des transports durables, les 18-29 ans se démarquent, vraisemblablement pour des questions économiques. Les 60-69 ans et plus, eux, sont moins enclins à emprunter ce type de déplacement, tout comme les propriétaires, les personnes qui ont des enfants ou les ménages les plus riches.