Recyclage et compostage, une affaire d'habitude
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Au Québec, le recyclage est le comportement responsable le plus ancré dans les habitudes des citoyens. Véritables rois en la matière, les Québécois, dans leur grande majorité, ont mis papier (87,9 %), plastique (85,9 %), carton (83,3 %) et verre (80,6 %) dans leur bac vert.
Parmi les adeptes, on distingue plusieurs groupes qui recyclent plus que les autres. Ainsi, les propriétaires sont plus enclins à cette pratique que les locataires, de même que les femmes et les personnes qui ont des enfants.
Encore une fois, il semble que les baby-boomers, plus sensibilisés aux impacts sur l’environnement, passent davantage à l’action que les jeunes générations. De fait, les plus grands recycleurs appartiennent à la catégorie des 60-69 ans, suivis de près par les 50-59 ans. Les moins actifs dans le domaine restent les 18-29 ans.
Compostage en berne
Seulement 30,1 % des Québécois ont mentionné avoir composté leurs résidus ménagers dans la dernière année. Les propriétaires et les personnes qui ont des enfants s’adonnent d’ailleurs plus au compostage que les autres.
Pourquoi un pourcentage si faible? «La sensibilisation est moins importante que pour le recyclage et il y a peu de programmes de collecte en ville ou pas d’encadrement. C’est aussi un geste environnemental plus complexe que souvent seuls les adeptes de l’environnement posent», dit Fabien Durif, professeur à l’Université de Sherbrooke et directeur de l’Observatoire de la Consommation Responsable.
À l’échelle provinciale, l’Estrie se situe nettement au-dessus de la moyenne en ce qui concerne le compostage. «Un bon résultat qui n’est certainement pas étranger au fait que la Ville de Sherbrooke a mis en place un programme de collecte des résidus compostables et a distribué gratuitement des bacs à compost à tous les foyers de la ville», souligne Caroline Boivin, cofondatrice de l’Observatoire de la Consommation Responsable. Un exemple à suivre?