Consommation responsable: les Québécoises à l’avant-scène!
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En termes de consommation responsable, les femmes tiennent le haut du pavé!
Selon l’analyse de l’Observatoire de la Consommation Responsable (OCR), les femmes sont plus responsables que les hommes, généralement plus réfractaires. Qu’elles soient sensibilisées ou qu'elles soient carrément adeptes à la consommation responsable, elles restent majoritaires dans ces deux profils de consommateurs.
Comme le souligne dans son étude Fabien Durif, professeur à l’Université de Sherbrooke et directeur de l’OCR, «le niveau de consommation responsable est étroitement lié au sexe et à l’âge».
De fait, la Québécoise est plus avant-gardiste que son compatriote masculin. Elle favorise la consommation de produits locaux et encourage la déconsommation et la protection de l’environnement. Sans oublier de recycler, autant que possible.
Son leitmotiv: la consommation responsable, c’est bon pour la santé et l’environnement. Elle n’y voit d’ailleurs pas une perte de temps, contrairement aux hommes. Souvent à la recherche d’informations sur les produits, elle privilégie les sources proches (entourage, publicité, emballages des produits) au détriment d’Internet.
Une empreinte écologique plus faible
Quand on sait que de 75 à 80 % des achats quotidiens sont faits par des femmes, on imagine aisément que leurs choix de consommation ont des conséquences directes sur l’environnement.
«Dans une étude suédoise de 2007, des chercheurs analysent l’empreinte écologique laissée par les hommes et par les femmes. Globalement, ces dernières vivent d’une manière plus durable, laissent une empreinte plus faible sur leur environnement et participent moins aux changements climatiques. Ces conclusions s’appliquent aussi au Québec», dit France Levert, présidente du Réseau des femmes en environnement.
Plus préoccupées par le «vivant» que les hommes, les femmes sont plus sensibilisées à la consommation responsable. Un choix qui correspond à leurs valeurs.
«Évidemment, on peut tous faire une différence, mais c’est aussi une question de responsabilité collective, ajoute Mme Levert. Dans les entreprises et les organisations gouvernementales, les femmes sont peu représentées aux plus hauts niveaux de décision. Pourtant, le profil du décideur importe beaucoup dans le choix de solutions responsables et durables qui s’appliqueront à toute une société, que ce soit en matière de santé ou de transport par exemple.»
En toute logique, briser l’homogénéité des cercles de décision en y instillant une vision plus féminine pourrait nous conduire à une vision plus responsable du monde qui nous entoure. Qu’est-ce qu’on attend?