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Pleins feux sur la déconsommation

Par Bruno Geoffroy

Mise en ligne : décembre 2010

Introduction

Consommer moins, voilà un crédo qui gagne en popularité au Québec. Réel changement des habitudes de consommation, ou simple tendance passagère attribuable à la crise économique? Difficile de tirer une conclusion définitive.

Pourtant, les résultats du Baromètre 2010 de la consommation responsable mettent en avant un mouvement important de déconsommation. Avec une moyenne provinciale de 67,2 sur 100,  cette tendance fait grimper l’Indice de consommation responsable au Québec.

En effet, 51,7 % des Québécois affirment avoir diminué volontairement leur consommation en 2010. Et ça passe avant tout par la réduction de la consommation superflue, puisque 64,4 % ont renoncé à acheter des produits et services dont ils n’avaient pas besoin. En outre, 59,3 % des Québécois indiquent avoir volontairement diminué leur consommation d’énergie et 54,2 % ont réduit leur consommation d’essence.

En fait, «décider de non consommer, c’est affirmer haut et fort qu’on peut satisfaire ses besoins matériels autrement que par des relations d’achats», dit Fabien Durif, professeur à l’Université de Sherbrooke et directeur de l’Observatoire de la Consommation Responsable.

Est-ce que le «consommer moins» s’ancre dans les habitudes québécoises? «Contrairement à des pays comme la France, une autre façon de consommer, comme le troc de biens et de services par exemple, n’a pas encore été développée à grande échelle au Québec», dit Fabien Durif.

Des différences observables
Ce premier Baromètre bouscule les idées reçues quant au groupe d’âge le plus impliqué dans la déconsommation. On y retrouve les 50-59 ans en pôle position. «Fortement critiqués pour leur surconsommation passée, les baby-boomers ont tendance à poser des actions concrètes pour y remédier. C’est une catégorie de personnes très sensibilisées. Toute un surprise pour nous, ce résultat», explique Fabien Durif.

Ce qui l’est moins pour le chercheur: le constat que la génération Y, les 18-29 ans, représente le groupe de consommateurs le moins enclins à freiner leur consommation. «Ils se disent préoccupés, mais passent rarement à l’acte. D’autres études ont mené aux mêmes conclusions», résume M. Durif.

En général, les femmes déconsomment plus que les hommes. Un résultat attribuable au fait qu’elles sont souvent responsables des achats. Le fait d’être moins fortuné ou d’avoir des enfants incite également à moins consommer.

«Pour expliquer ce phénomène, on peut être effectivement tenté d’y voir une conséquence du contexte économique défavorable des deux dernières années. Néanmoins, il faudra attendre de compiler les résultats sur plusieurs années pour savoir si la déconsommation au Québec est une tendance conjoncturelle ou une tendance lourde liée à des préoccupations sociales et environnementales», conclut M. Durif.
 

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Commentaires du plus récent au plus ancien

  • 24 août 2011
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    Participation de Jean-François Caron

    Commentaires publiés : 12

    Discussions publiées : Non disponible

    Par Jean-François Caron
    (Participant actif)

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    Moi pour ma part j'achète naturel ou bio a 95% je ne possède pas de véhicule (je marche) je limite ma consommation au minimum et le gaspillage alimentaire est stictement interdit dans mon code de vie et a l'instar de bien des personnes que j'ai rencontrer je ne fait pas un gros salaire et la vie ne pas vraiment gâter (famille dysfonctionnel etc...)mais je peut vous dire que quand la conscience vous travaille ça fait des ravage sur vos action et votre façon de faire,Je me suit conscientisé a la nature car je réalise que l'on y doit tout ce que l'on possède de plus précieux:terre,eau,air...c'est ça l'essentiel pour vivre

  • 7 juin 2011
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    Participation de Geneviève Brousseau

    Commentaires publiés : 3

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    Par Geneviève Brousseau
    (Participant occasionnel)

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    On ne peut pas dire que les Québécois sont des consommateurs responsables en tant que tel, car on a énormément à faire encore pour le devenir, mes il y a beaucoup de chemin de fait. De mon côté, j'essaye de faire des petits gestes pour l'environnement: je récupère beaucoup, j'utilise des produits de nettoyage (liquide à vaisselle, liquide à lessive, nettoyants tout-usage, ...) écologiques, je ne jette pas de déchets par terre, je n'utilise jamais l'auto pour me promener par plaisir, je fais mes commissions en marchant si c'est possible, j'essaye de ne pas faire couler l'eau pour rien, etc. Continuons nos efforts tout le monde! Ça va nous rapporter plus tard.

  • 4 janv. 2011
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    Participation de Nadia Gilbert

    Commentaires publiés : Non disponible

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    Par Nadia Gilbert
    (Participant occasionnel)

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    Pour ma part, je suis dans la génération X et j'achète local, surtout en ce qui concerne l'alimentation. J'achète mes légumes, ma viande et mon pain de producteurs locaux en région. Ceci dit, bien que je sois consciente du dur labeur qu'exige cultiver une terre ou un troupeau, je me demande comment je peux évaluer s'il s'agit d'un prix juste. Desfois, c'est cher. Est-ce normale de payer 6$ pour un petit sac brun de tomates cerises en plein dans la saison des tomates? Ou bien 2$ pour une gousse d'ail ou 20$ pour une tarte au sirop d'érable? Hum...? J'ai d'autres exemples plus raisonnables, comme de l'excellent agneau élevé à la ferme et très bien emballé à 5.5$ la livre. En résumé, je tiens à encourager le commerce local, mais je ne veux pas non plus me fermer les yeux sur le prix que je paie parce que ma conscience sociale me titille. Il faut que ce soit juste pour tout le monde. Comment est-ce que les consommateurs peuvent faire pour évaluer s'il s'agit d'un prix juste?

  • 5 déc. 2010
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    Participation de Lamoureux Diane

    Commentaires publiés : 1

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    Par Lamoureux Diane
    (Participant occasionnel)

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    Vous êtes surpris par le fait que les boomers soient plus responsables dans leurs achats que la génération Y? Moi pas.

    Une partie des boomers est à l'origine de bien des mouvements sociaux au Québec. On n'a qu'à penser aux garderies par exemple. Et ce sont aussi des boomers qui les premiers ont commencé à parler d'environnement, sinon, on n'en parlerait pas aujourd'hui. De plus, quand on est parent et grand-parent, on a une plus grande conscience de ce que cela veut dire "pour les générations futures". Ça me semble "la suite logique des choses" que les boomers soient plus engagés de ce point de vue également.

    La génération Y, par ailleurs, n'est-elle pas aussi décrite comme étant individualiste et prenant pour acquis que tout lui est dû en quelque sorte? C'est un peu contradictoire par rapport à sa sensibilisation sociale vous ne croyez pas? Faudrait voir ce qu'il est entendu précisément par "engagés socialement" lorsque qu'il est question de ce groupe.

    De toute manière, à cet âge, on est toujours plus individualiste qu'en vieillissant. Nos idées et les valeurs que l'on déclare comme étant nôtres relèvent souvent d'une approche plutôt "théorique" pour ainsi dire. On s'identifie à de belles grandes idées, que l'on croit très sincèrement refléter nos vraies valeurs, tandis que dans le concret, on est souvent menés par des conditionnements émotifs tout autres. Ce n'est généralement que fin vingtaine, début trentaine, après avoir été confrontés à quelques coups durs hors l'insouciance de la vie au sein nid familial d'origine, que l'on prend la véritable mesure de nos valeurs et de nos actions. Cela fait partie, à mon sens, de l'apprentissage normal de la vie. Il restera à voir, lorsque toute la cohorte Y aura franchi cette étape, si leur modèle de consommation changera ou s'il sera trop difficile de modifier leurs habitudes en dépit de leur sensibilisation à la cause environnementale.

    Sans compter que, de surcroît, les moyens financiers à "l'âge Y" (étudiant, début de carrière ou jeune famille) ne permettent généralement pas de payer "l'extra" souvent requis afin de consommer "responsable". Cette raison à elle seule peut être suffisante à expliquer la chose...

  • 4 déc. 2010
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    Participation de Madeleine Provencher

    Commentaires publiés : Non disponible

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    Par Madeleine Provencher
    (Participant occasionnel)

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    Je crois que les consommateurs désirent être responsables, mais que les efforts à faire sont énormes s'ils sont les seuls à le faire. La tâche d'être responsable n'est pas seulement celle des individus lorsqu'ils consomment mais aussi lorsqu'ils agissent à titre de travailleurs, entrepreneurs, élus, voisins, etc. Cela dit, ils faut donner le plus d'information possible à ce sujet et le baromètre de la consommation responsable est un outil qui manquait, parce qu'il pointe en direction de nos bons coups et de nos contradictions. Ça donne la possibilité de s'améliorer et ainsi de contribuer à améliorer le sort de la planète et de ses habitants.
    Je fais définitivement partie des adeptes de la consommation responsable, en tant que femme de 49 ans.
    Merci!

  • 3 déc. 2010
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    Participation de Denyse Valois

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    Par Denyse Valois
    (Participant occasionnel)

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    J'ai 65 ans et je suis une adepte de la consommation responsable. Mais c'est encore perfectible. DV

  • 3 déc. 2010
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    Participation de Denyse Valois

    Commentaires publiés : Non disponible

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    Par Denyse Valois
    (Participant occasionnel)

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    Si on prend la peine de s'informer sur ce qu'est un comportement responsable écologiquement, on fait un bout de chemin dans notre réflexion et le plus difficile, on essaie d'ajuster nos comportements quotidiens à nos convictions. Rares sont les gens qui s'opposent à la vertu dans ce cas-ci mieux protéger notre environnement surtout si on a des enfants. On veut leur léguer un monde au moins égal sinon meilleur


    à celui dont on a nous-mêmes hérité

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