Introduction
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«L’environnement est un réel critère d’achat», mentionne Fabien Durif, professeur à l’Université de Sherbrooke et directeur de l’Observatoire de la Consommation Responsable. Pour 74,5 % des Québécois, consommer de façon responsable c’est consommer des produits ou des services peu dommageables à l’environnement. Dans une proportion de 46 %, ils affirment même avoir changé de marques en raison de leurs convictions environnementales. En outre, 62,8 % des Québécois achètent le produit ayant le moins de répercussions sur l’environnement lorsqu’ils ont le choix entre deux équivalents.
Quant aux impacts de leurs achats, 71,2 % des Québécois sont convaincus de leur pouvoir d’action en tant que consommateurs. Pour limiter les effets nuisibles sur l’environnement, ils privilégient ainsi les produits réutilisables (67,6 %), durables (66,4 %) ou recyclables (65,8 %).
Paradoxe
Quand 87,1 % des sondés jugent la protection de l’eau comme particulièrement importante dans notre société, il est clair que l’environnement est une préoccupation majeure dans la province. «En 2010, la marée noire dans le golfe du Mexique est l’évènement environnemental le plus marquant pour les Québécois», indique M. Durif. Pourtant, ils sont loin d’accorder leur confiance aux acteurs traditionnels, hommes politiques ou entreprises, pour relever les défis du développement durable.
Les certifications responsables, qui fleurissent sur le marché, n’ont pas non plus la cote. Souvent, ils s’en méfient, les trouvant complexes et peu identifiables.