Entre freins et méfiance
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D’après l’analyse de l’Observatoire de la Consommation Responsable, 43,4 % de nos concitoyens affirment qu’ils ne sont pas satisfaits du prix des produits ou des services responsables; 56,1 % trouvent même qu'il est bien trop élevé par rapport à celui des équivalents de leur catégorie. De fait, le prix est le principal facteur qui bride la consommation responsable au Québec.
D’autres freins viennent aussi compléter le tableau, notamment le manque d’information des consommateurs: 46,6 % des Québécois se plaignent qu’il n’y en a pas assez en ce qui concerne les avantages environnementaux et sociaux de ces produits, et 43,5 % déplorent les informations lacunaires sur leur provenance.
Comme le souligne le rapport du Baromètre 2010 de la consommation responsable au Québec: «Une chose est certaine, les Québécois veulent plus d’informations sur les produits et services responsables! Et pour l’instant, les étiquettes sur les emballages des produits, les documentaires TV et leur entourage sont les trois sources les plus crédibles et les plus importantes à leurs yeux.»
Informer et promouvoir
Aux rayons éducation des consommateurs et valorisation des bienfaits de la consommation responsable, il va donc falloir se retrousser les manches et agir. Le créneau peut encore progresser!
Les Québécois sont méfiants
Pour cela, il faudra les rassurer sur la qualité et la performance des produits (34,6 % se disent méfiants) et favoriser leur disponibilité. Quant aux certifications vertes et équitables, plus de la moitié d'entre eux s’en méfient et ne leur accordent que peu d’importance. D’une façon générale, que ce soit sur le plan des publicités ou des certifications environnementales, les hommes sont plus méfiants que les femmes. Ils doutent plus des bienfaits des produits verts, de leur performance ou de leur efficacité. Le Baromètre 2010 pointe d’ailleurs le fait que plus le niveau d’éducation est élevé, plus la méfiance est grande.
Tandis que pour 29,7 % des Québécois, courir plusieurs magasins à la recherche d’un produit est une perte de temps.
Génération Y = avenir de la consommation responsable?
La consommation responsable, c’est aussi une affaire de génération. Le plus souvent, les plus jeunes perçoivent moins de freins que leurs aînés. «Mais la génération Y est difficile à cerner. Ce n’est pas un groupe homogène. Malgré leur forte sensibilisation, les personnes qui y appartiennent passent généralement peu à l’action. Ainsi, plus on avance dans le temps, plus on est responsable dans ses achats», dit M. Fabien Durif, professeur à l’Université de Sherbrooke et directeur de l’Observatoire de la Consommation Responsable. À la jeunesse de jouer pour inverser la tendance dans le Baromètre 2011.