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Quand vient le temps de garnir leur panier d’achats responsables, les Québécois choisissent de placer l’environnement au-dessus des critères sociaux. Bien avant la santé et l’image de soi que la consommation responsable peut projeter.
Selon l’analyse de l’Observatoire de la Consommation Responsable, 74,5 % d’entre eux amalgament même les deux notions: consommer responsable, c’est consommer des produits ou des services bons pour l’environnement.
Il faut dire que les Québécois ont conscience que leur geste peut avoir un effet sur l’environnement (71,2 %) et sa préservation les préoccupe grandement. Ils sont 87,1 % à juger la protection de l’eau comme particulièrement importante dans notre société. Un point qu’ils partagent avec les citoyens français.
À leurs yeux, la marée noire dans le golfe du Mexique a d’ailleurs été l’évènement «responsable» le plus marquant en 2010. Mais, contrairement aux Français, la biodiversité préoccupe relativement peu les Québécois.
Fait intéressant: le rapport du Baromètre 2010 de la consommation responsable au Québec met en lumière un mouvement relativement important de déconsommation que l’on peut relier aux préoccupations environnementales. Ainsi, 59,3 % des citoyens interrogés ont diminué volontairement leur consommation d’énergie pour limiter leur impact sur l’environnement. Un phénomène à suivre dans les prochaines années.
Qui se préoccupe le plus de l’environnement?
En règle générale, les plus préoccupés font partie de la tranche d’âge des 50-59 ans. Sans surprise, les 18-29 ans arrivent bons derniers. Que l’on parle de protection de la couche d’ozone, de qualité de l’air ou de lutte contre la pollution ne change rien aux résultats: les jeunes sont sensibilisés, mais ils passent généralement peu à l’action.
Comme nous l’avions mentionné dans un article précédent, les femmes demeurent plus préoccupées de l’environnement que les hommes. Quant aux parents, ils sont plus soucieux de la qualité de l’air, de la protection de la santé ou encore de la diminution des produits chimiques dans les biens de consommation.
Néanmoins, pour les Québécois, la protection de l’environnement doit être une responsabilité partagée par tous, y compris par les entreprises. Tout près de 85 % d’entre eux se voient comme les principaux acteurs de la protection de l’environnement.
Points d’amélioration
Bien qu’ils se disent préoccupés de l’environnement, les Québécois peuvent encore s’améliorer en matière de consommation responsable. Ainsi, la consommation de produits équitables reste minoritaire, même si elle est bien ancrée dans les habitudes (café notamment). Le tourisme durable gagnerait à être plus connu et développé. Quant au transport durable, il reste encore de gros efforts à fournir. Allez, un geste à la fois!