SURPRISE...
Ce premier Baromètre bouscule les idées reçues quant au groupe d’âge le plus impliqué dans la consommation responsable. Les baby-boomers (personnes nées entre 1946 et 1964) forment le groupe d’âge le plus responsable au Québec. À l’opposé, la jeune génération Y (née entre 1979 et 1995) représente le groupe de consommateurs le moins responsable. Souvent décrite comme plus sensibilisée et engagée dans l’environnement et le social, elle passe peu à l’action. En résumé, plus on avance en âge, plus on est responsable dans ses achats.
LE PARADOXE QUÉBÉCOIS
Concernant la préservation de l’environnement, les Québécois sont persuadés que leurs actions ont un impact. Pour plus de 80 % d’entre eux, l’environnement est la responsabilité de tous que l’on soit un citoyen, un gouvernement ou une entreprise. Dans le même temps, ils n’accordent leur confiance à aucun des acteurs du développement durable, en particulier les hommes politiques et les entreprises.
Quant aux certifications responsables, elles ne trouvent pas grâce à leurs yeux. Dans l’ensemble, les certifications responsables ne représentent pas une condition sine qua non à la définition d’un produit vert ou d’un produit équitable. Les Québécois s’en méfient même, car ils les trouvent complexes et peu identifiables. Ils pointent régulièrement le manque d’information à leur sujet et accordent peu d’importance à leur croissance exponentielle sur le marché.
LES FREINS
S’il reste important d’éduquer le consommateur et de valoriser les bienfaits de telles pratiques de consommation, certains freins subsistent et entravent la progression de la consommation responsable au Québec. Le prix est le principal facteur. Pour 56,1 % des Québécois, le prix des produits ou des services responsables est bien trop élevé par rapport à celui d’autres produits de leur catégorie.
En général, le consommateur traditionnel pointe la faiblesse des processus d’achat de ces produits, complexes et longs. Plus d’un tiers des personnes interrogées doutent encore de la qualité et de la performance des produits et services responsables. Une série de freins comme autant d’opportunités de développement pour les acteurs publics et privés du domaine.