Introduction
Photo: Jocelyn Boutin
Gilles Plasse (photo) habite un endroit de rêve avec sa famille. Sa petite maison se trouve au centre d’un joli terrain boisé de 10,5 acres, à Bolton-Est, dans les Cantons-de-l’Est. De son salon, au-dessus de la cime de ses feuillus et conifères, il voit le flanc sud-ouest du mont Orford s’offrir quotidiennement en spectacle.
C’est le paradis, estime l’homme d’affaires. Un paradis sans la présence d’Hydro-Québec, le plus proche poteau électrique se trouvant à 800 mètres de sa propriété. Et convaincre Hydro d’amener son service jusqu’à sa maison allégerait son compte en banque de plusieurs dizaines de milliers de dollars.
Pour subvenir à ses besoins, M. Plasse s’est tourné vers d’autres sources d’énergie: des panneaux de cellules photovoltaïques sur son toit, un foyer (qui consomme de 10 à 15 cordes de bois par année), un réservoir de propane (pour l’eau chaude), une génératrice au diesel dans un cabanon, et une éolienne. Celle-ci se trouve derrière la maison, au bout d’une tour de 17 mètres, où elle tourne au gré des vents (entre 30 et 40 % du temps).
Son éolienne produit 200 kilowattheures d’électricité par mois. Cette énergie, captée par 18 batteries équivalentes à neuf batteries de 24 volts, alimente plusieurs appareils électriques: micro-ondes, lave-vaisselle, laveuse, grille-pain, radio, téléviseur, ordinateurs, etc. Tout ça représente 40 % de l’électricité consommée dans la maison. Le reste de l’énergie provient des cellules photovoltaïques, du propane et du diesel.
Une dépense de 25 000 $
Gilles Plasse a investi près de 25 000 $ pour produire de l’énergie éolienne. «Si les gens réfléchissent seulement en fonction des coûts, ils ne s’embarqueront pas là-dedans. Il ne faut pas juste penser à l’aspect financier, mais à notre environnement en utilisant moins de carburants fossiles. Moi, je me considère comme un poète», lance-t-il en riant.