Le produit acheté est brisé, sa garantie est échue et le fabricant vous répond qu’il n’y peut rien. Grâce à la garantie légale, il y peut probablement quelque chose!
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Mais êtes-vous prêt à investir temps et énergie à le confronter? Récemment, un consommateur nous a écrit pour nous démontrer que tenir son bout peut parfois être payant.
Jean-Guy Turmel a payé sa cuisinière 1 200 $. Après quatre ans et demi d’utilisation, il fait face à plusieurs bris simultanés. Le réparateur estime le coût des travaux à 800 $.
Au magasin Sears où M. Turmel a acheté l’appareil, le vendeur lui mentionne d’abord qu’on ne peut rien faire en l’absence d’une garantie prolongée, puis ajoute que la cuisinière aurait dû durer 10 ans!
M. Turmel cite la garantie légale prévue dans la Loi sur la protection du consommateur qui dit que, garantie du fabricant ou non, un bien doit servir pendant un temps raisonnable. «Poursuivez-nous», lui aurait alors répondu le vendeur, en lui indiquant la marche à suivre! Ce qu’il fait.
M. Turmel envoie d’abord une mise en demeure exigeant la réparation sans frais de l’appareil. Sears lui aurait alors offert un crédit de 400 $ à l’achat d’une nouvelle cuisinière et une carte-cadeau de 50 $. Il refuse.
Puis on aurait ajouté 200 $ à la première offre de crédit. Second refus de M. Turmel. L’employé de Sears aurait alors suggéré de payer les pièces en laissant les coûts de main-d’œuvre à M. Turmel. Il accepte. Ce qui, finalement, ne lui coûte que 102 $.
Dans ce cas, l’économie de 700 $ a bien valu quelques heures de tracasseries.
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