X

Vous avez une tablette?

Vous pouvez maintenant lire Protégez-Vous directement sur notre application iPad

Vous avez une tablette?

Vous pouvez maintenant lire Protégez-Vous directement sur notre application Android

Bulletin et alertes Fils RSS Google+ Facebook Twitter Suivez-nous

Texte normal Texte moyen Texte grand

  • Version Pdf
  • Imprimer
Fermer
Suivez ce dossier
Fermer
Suivez ce dossier par courriel

Afin de recevoir les discussions, commentaires et nouveautés en lien avec ce dossier, vous devez vous inscrire au site (gratuit) ou encore mieux vous abonner.

Si vous êtes déjà inscrit ou abonné, .

Punaises de lit: des exterminateurs qui profitent de la peur

Par Stéphan Dussault

Mise en ligne : juin 2010

Quatre appels, quatre réponses

Photo: iStockphoto; Centers for Disease Control and Prevention/Piotr Naskrecki

L'automne dernier, ma collègue Clémence s’est réveillée un matin avec une dizaine de piqûres sur les jambes. La résidante de Longueuil a tout de suite suspecté la présence de punaises de lit. Normal, vu la recrudescence de ces bestioles dans les grandes villes. Elles sont la plupart du temps inoffensives, mais diablement dérangeantes.

À la même période, ma conjointe Isabelle a vécu la même expérience dans notre résidence montréalaise. La première nuit, environ 25 points rouges apparaissent un peu partout sur son corps. Les nuits suivantes, elle se lève à 3 h du matin pour vérifier s’il y a des punaises dans le lit. Rien. Pas rassurée pour autant, elle se résigne à coucher sur l’inconfortable sofa du salon pendant une semaine.

Avec une telle peur irrationnelle, comment une consommatrice, aussi avisée soit-elle, hésiterait-elle à allonger les centaines de dollars que l’exterminateur lui demande pour régler son problème?

Autant pour Clémence que pour Isabelle, ce n’étaient finalement pas des punaises de lit. Après environ deux semaines, les points rouges ont disparu de leur corps.

Dans les deux cas, difficile d’établir a posteriori un diagnostic précis, mais il s’agissait vraisemblablement d’un petit virus ou d’une réaction allergique.

Quatre appels, quatre réponses
Si Clémence avait suivi les conseils des exterminateurs qu’elle a contactés, elle aurait déboursé entre 300 et 1500 $. Or, la disparition spontanée du problème coïncidant avec le passage du spécialiste, elle se serait félicitée de l’avoir appelé à la rescousse, ne se doutant pas que ce montant avait été payé en vain.

Au téléphone, le premier exterminateur affirme qu’il s’agit bien de punaises de lit. Il offre de passer le lendemain moyennant environ 300 $.

Le deuxième appelé soutient qu’il s’agit de puces, pas de punaises, étant donné que les piqûres se trouvent uniquement aux jambes. Il exige entre 1000 et 1500 $ pour se débarrasser des puces imaginaires de Clémence. La Longueuilloise a beau souligner qu’elle n’a pas d’animaux de compagnie et très peu de tapis, son diagnostic est sans appel.

Le troisième spécialiste, moins vite sur la détente, lui propose d’acheter des draps blancs. «Si vous avez des punaises de lit, vous allez vite en voir ou remarquer de petites traînées de sang, lui dit-il. Si c’est le cas, rappelez-moi.»

Le quatrième, suspectant la présence de puces, lui propose également un petit test maison avant d’offrir ses services: allumer la télé la nuit et placer un bol d’eau sous l’écran! «Les puces se jettent sur la lumière, explique-t-il. Si vous en avez, vous trouverez des cadavres noyés au matin.»

Quatre appels, quatre réponses. Fait-on face à des exterminateurs amateurs? « Plusieurs sont mal formés et font un mauvais usage des insecticides, de sorte que le problème revient rapidement», dit Adrien Sansregret, de l’Office municipal d’habitation de Montréal.

«N’importe qui peut démarrer une entreprise de gestion parasitaire après quelques jours de formation», dénonce Christian Beaulieu, président du Centre anti parasitaire du Québec, un nouvel organisme d’économie sociale. «Les exterminateurs savent généralement ce qu’ils font, c’est juste que certains ont plus faim que d’autres. Ceux qui manquent le plus de travail ne se formaliseront pas des “détails”», estime plutôt François Séguin, de l’entreprise montréalaise Maheu Extermination.

Pour ne pas jeter votre argent par les fenêtres, informez-vous d’abord sur ces bestioles urbaines. Et contactez quelques exterminateurs au lieu de vous fier au premier venu des petites annonces.

Mais ne tardez pas trop quand même. «Le truc pour éviter que les punaises de lit ne prolifèrent est d’agir vite et de faire faire le travail par un professionnel», dit Stéphane Perron, médecin à la Direction de santé publique de Montréal.

Ne tentez donc pas de régler le problème vous-même à l’aide d’un insecticide en vente libre qui risque de s’avérer au mieux inefficace, au pire dangereux pour la santé.

Erreur médicale
Isabelle a eu plus de chance que Clémence. Le premier exterminateur rencontré lui a dit qu’il ne s’agissait pas de punaises de lit. «Si vous avez été piquée 25 fois, que vous n’avez remarqué aucune tache de sang ni aucune punaise dans votre lit et que votre conjoint n’a pas été piqué, ce n’est pas ça.»

Par contre, il n’est pas médecin et n’a pu lui dire ce dont elle souffrait. La veille, Isabelle avait pourtant consulté un médecin pour en savoir davantage. Son verdict: punaises de lit!

Suivez ce dossier
Fermer
Suivez ce dossier par courriel

Afin de recevoir les discussions, commentaires et nouveautés en lien avec ce dossier, vous devez vous inscrire au site (gratuit) ou encore mieux vous abonner.

Si vous êtes déjà inscrit ou abonné, .

Commentaires

5

Réagissez!

Vous avez déjà été confronté à des punaises de lit? Racontez-nous comment vous avez réglé le problème.

Fermer
Connexion
 

L'envoi de commentaires est réservé à nos abonnés web.

Vous êtes abonné? Connectez-vous ici. Pas encore abonné? Voyez nos offres ici.

Commentaires du plus récent au plus ancien

  • 2 févr. 2012
    Fermer
    Participation de Joëlle Mercier Tremblay

    Commentaires publiés : Non disponible

    Discussions publiées : Non disponible

    Par Joëlle Mercier Tremblay
    (Participant occasionnel)

    Commentaire pertinent Je trouve ce commentaire pertinent 10 )

    J'ai moi-même infesté mon appartement aux punaises en les transportant dans mes bagages, probablement à partir d'une auberge de jeunesse HI de San Francisco. J'ai vu un médecin pour être certaine du diagnostic, et mon propriétaire a fait appel à A-Extermination la journée même. Les piqûres ont cessé immédiatement. Donc, le secret, c'est vraiment la rapidité, et puis de laver sa valise et son contenu avant de les rentrer chez soi. Et avis aux locataires: même si votre propriétaire essaie de vous faire sentir coupable en vous disant que c'est de votre faute, c'est à eux de payer pour l'extermination.

  • 11 nov. 2011
    Fermer
    Participation de Christine Roy

    Commentaires publiés : Non disponible

    Discussions publiées : Non disponible

    Par Christine Roy
    (Participant occasionnel)

    Commentaire pertinent Je trouve ce commentaire pertinent 1 )

    Je n'ai jamais eu d'infestation de punaises, par contre une amie à vécue l'enfer avec ces bêtes. Comme je voyage beaucoup, j'ai pris l'habitude de trainer de l'huile de lavande dans mes bagages. En arrivant dans ma chambre d'hôtel, je dépose ma valise sur le porte-valise, et non parterre, et met quelques gouttes dans ma valise pour décourager les bestioles d'y grimper. Je met ensuite qq gouttes dans mon lit. Conseil reçu chez Bleu Lavande cet été. Et je me croise les doigts!
    Aussi, j'ai vue des reportages sur l'extermination non-chimiques, soit le traitement des matelas et meubles par la chaleur: l'exterminateur vient chez vous et met les meubles difficiles à traiter dans un 'trailer' isolé et fait grimper la chaleur pendant quelques heures. Entretemps, il fait le tour de l'appartement avec un vaporisateur de vapeur très chaude. Qu'en pensez-vous?

  • 23 juin 2010
    Fermer
    Participation de elaine groulx

    Commentaires publiés : Non disponible

    Discussions publiées : Non disponible

    Par elaine groulx
    (Participant occasionnel)

    Commentaire pertinent Je trouve ce commentaire pertinent 53 )

    Oui j'en ai deja eu, j'ai fait affaire avec un exterminateur tres competant. Exterminateur Maheux sur la rue Masson. J espere en avoir jamais d autres car c est enormement de travail. http://www.savetubevideo.com/ >how to get mp from youtube

  • 22 juin 2010
    Fermer
    Participation de Geneviève Lepage

    Commentaires publiés : Non disponible

    Discussions publiées : Non disponible

    Par Geneviève Lepage
    (Participant occasionnel)

    Commentaire pertinent Je trouve ce commentaire pertinent 42 )

    Pour avoir vécu à NY, je sais malheureusement trop bien ce que sont ces bestioles. Si vous en trouvez chez-vous il est IMPÉRATIF de faire traiter TOUT le bloc, car elles bougent et peuvent se cacher sans manger très longtemps. En hiver, fermez le chauffage, ouvrez les fenêtres et allez dormir une nuit ailleurs. Aussi, l'alcool à friction 99% est une solution économique et non toxique.

    • 17 juil. 2010
      Fermer
      Participation de Alexandre Prud'homme

      Commentaires publiés : Non disponible

      Discussions publiées : Non disponible

      Par Alexandre Prud'homme
      (Participant occasionnel)

      Commentaire pertinent Je trouve ce commentaire pertinent 23 )

      Bonjour,

      Les punaises se déplacent et peuvent être déplacées par les gens. Mais il N'EST PAS toujours IMPÉRATIF de traiter TOUT l'immeuble. Tout dépend de l'historique de l'infestation, de la grandeur de l'immeuble et des mesures déjà entreprises. Une inspection préventive des autres appartements est cependant nécessaire pour évaluer l'ampleur de l'infestation dans l'immeuble.

      En conditions normales dans un immeuble (température, occupation) et en liberté, les punaises sont actives et se nourrissent au moins à tous les 10 jours.

      Il est inutile de fermer le chauffage en hiver car vous n'atteindrez pas la température létale de la punaise.

      La meilleure solution serait de contacter des professionnels membres de L'Association Québécoise de la Gestion parasitaire (AQGP).

Retour à l'article


Sommaire

Punaises de lit: des exterminateurs qui profitent de la peur

Promotion iPad