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Dans la petite ville de Sarnia, située à trois heures de route de Toronto et à une heure de Detroit, l’industrie pétrolière est florissante, si on peut s’exprimer ainsi. Une vingtaine de raffineries et d’entreprises pétrochimiques y brassent des affaires depuis belle lurette. Mais depuis octobre 2010, Sarnia est devenue la ville des extrêmes en matière d’énergie. On vient d’y terminer la mise en place du deuxième parc solaire en importance au monde.
Le fabricant First Solar a vissé 1,3 million de panneaux solaires au sol sur près de 10 km2. Selon lui, la puissance de 80 mégawatts (MW) comblera les besoins d’environ 13 000 maisons.
À 75 km de là, à Chatham-Kent, la firme coréenne Samsung prévoit poursuivre la plantation de centaines d’éoliennes le long du lac Érié. Ce chapelet de turbines totalisera une puissance de 270 MW et pourra approvisionner environ 60 000 maisons.
Les simples résidants ne sont pas en reste. Plusieurs milliers d’Ontariens ont fait installer des panneaux solaires sur le toit de leur maison. Et ce ne serait qu’un début.