Pourquoi un salon de l’habitation verte à Londres? D’abord à cause du fort potentiel d’exportation dans ce pays. Depuis quelques années, la Grande-Bretagne est passée à la vitesse grand V en matière de consommation énergétique plus verte et de maisons mieux construites.
Tout d’abord, la Grande-Bretagne veut diminuer sa consommation d’énergies fossiles. Et ici, on part de loin. Plus de 90 % de l’énergie est produite à l’aide de mazout, de gaz naturel et de charbon.
Le pays veut aussi améliorer ses techniques de construction. Le gouvernement vise même la fabrication obligatoire de maisons «zéro carbone» d’ici 2016. Un concept encore flou, où même les experts britanniques se demandent par quels miracles on va réussir à compenser l’utilisation de tant d’énergies fossiles.
Une petite partie de la solution se trouve dans un nouveau programme de financement à l’achat de panneaux solaires, les fameux «Feed-In Tariffs». À partir du mois d’avril, le gouvernement s’engage à racheter, pendant 20 ans et au coût de 60 ¢, chaque kilowattheure (kWh) produit par des panneaux solaires installés sur le toit des résidents britanniques. Toute une aide quand on sait que se chauffer au gaz naturel ou au charbon coûte moins de 10 ¢ du kWh en Grande-Bretagne. Un programme similaire se met en place en Ontario. Nous y reviendrons dans les prochains mois.
Dans 10 ans, la Grande-Bretagne espère avoir diminué de 20 % sa dépendance aux énergies fossiles, le tout au profit des énergies renouvelables. Mais le solaire ne suffira pas. C’est pourquoi le pays a déjà commencé à développer la filière éolienne. La Grande-Bretagne a jusqu’ici planté plus de 3 000 éoliennes (comparativement à environ 500 au Québec), qui produisent assez d’énergie pour alimenter l’équivalent de plus de 800 000 résidences québécoises. Et ce ne serait qu’un début.
Une crème glacée... au lait maternel

Convenez que la façade ressemble plus à une boutique érotique. À l’intérieur, avec toutes ces têtes de mort, on se croirait même chez un tatoueur. Mais non, l’affiche du commerce, baptisé The IceCreamists, est sans équivoque!
Le tout petit commerce situé en plein cœur de Londres n’est ouvert que depuis une semaine, mais il fait déjà beaucoup jaser. On y vend des crèmes glacées aux noms aussi délirants que Sex Bomb, WikiLicks ou Dark Side of the Spoon. Pas nécessairement l’endroit idéal pour payer la traite de la petite équipe de soccer après une partie.
«Notre Sex Bomb est un genre de Viagra naturel, composé entre autres de ginkgo biloba, d’arginine et de guarana», m’explique Louisa Hill, la gérante. Mais la glace qui nous intéresse n’est pas là. Elle porte le nom de Baby Gaga. Gaga en l’honneur de la chanteuse déjantée, et Baby parce que la glace est conçue avec du lait maternel. «Pour l’instant, nous n’avons qu’une seule donneuse, mais nous aimerions en avoir une quinzaine», dit Louisa Hill pour expliquer la mention «Baby Gaga, Sold Out» affichée à l’entrée, que nous n’avions pas remarquée.
Ce n’est pas la gérante qui s’occupe du recrutement, mais elle assure que des mesures d’hygiène très strictes sont prises avec les productrices. On espère aussi que l’alimentation est suivie, quand on sait que le lait goûte ce que la mère a mangé! Si vous êtes contre la chose, sachez qu’à 22 $ la glace, vous aurez une autre raison de faire une montée de lait!
Le reportage de la principale télé anglaise, la BBC.
La carte, pour s’y rendre.
AJOUT: quelques heures après la publication de cet article, Cyberpresse rapportait que les autorités londoniennes avaient gelé la vente des glaces fabriquées à partir de lait maternel, une semaine seulement après leur mise en vente.
