Chaque année, au Salon national de l’habitation de Montréal, des vendeurs de purificateurs d’eau font de la prospection intensive auprès des visiteurs. En échange de vos coordonnées, on vous promet une analyse de l’eau de votre robinet.
Nous avons donc invité quatre représentants d’autant d’entreprises à venir tour à tour faire leur démonstration dans notre résidence témoin.
Notre enquête révèle des techniques de vente douteuses basées sur un discours alarmiste truffé de faussetés et d’incohérences. Et le prix à payer est fort: jusqu’à 14 000 $ pour un système jugé la plupart du temps inutile par les experts que nous avons consultés.
Par ailleurs, selon une étude réalisée en 2005 pour le compte du ministère québécois du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs, les systèmes domestiques de traitement de l’eau sont installés principalement pour des raisons «esthétiques» (odeur, goût, couleur, dureté) et très marginalement pour des raisons de santé.
Un autre volet de cette enquête (dans 14 maisons alimentées en eau non potable) a révélé que certains dispositifs n’améliorent en rien la potabilité de l’eau parce qu’ils ont été soit mal choisis, soit mal installés ou mal entretenus.
Notre dossier expose les cas où l’installation d’un système se justifie et fait le tour des principaux types d’appareils sur le marché.