Cas vécu: une moitié de déménagement
En janvier 2007, un représentant de Vasy Transport se serait rendu chez une consommatrice pour évaluer le coût d’un déménagement de Montréal à Toronto, qu’il aurait fixé à seulement 524 $. L’entreprise devait procéder le 3 février 2007.
Or, elle transporte seulement la moitié des biens ce jour-là et elle promet de déménager le reste une semaine plus tard, sans frais supplémentaires. Mais cela n’a jamais été fait.
Alors que la dame se trouve à Toronto, les nouveaux locataires de son appartement de Montréal disposent de ses biens. Elle doit revenir à Montréal pour tenter d’en récupérer une partie.
Par ailleurs, des toiles auraient été endommagées dans le transport. Devant la cour des petites créances, la demanderesse réclame la somme de 3 120 $ à l’entreprise.
Au tribunal, Vasy Transport affirme que la demanderesse n’était pas présente à son appartement de Montréal le jour du déménagement, ce qui aurait occasionné des retards.
Selon l’entreprise, la consommatrice aurait sous-estimé la quantité de meubles à transporter. Dans une demande reconventionnelle, le déménageur réclame 3 500 $ à son ex-cliente.
Le juge André Renaud rejette les arguments du commerçant et souligne que, en tant que spécialiste du déménagement, il lui appartient de prévoir un ou des véhicules appropriés pour déménager les meubles de la demanderesse. Il doit donc assumer les conséquences de sa mauvaise évaluation.
Par contre, selon le juge Renaud, la réclamation de la dame est imprécise. Il fixe donc le montant des dédommagements à 1 000 $.
Jugement no 500-32-103788-073