Introduction
Illustration: Yan Lanouette
Vous n’en pouvez plus d’entendre votre voisin passer la soirée à zapper devant sa télé ? Vous préférez remettre votre t-shirt sale plutôt que de subir le vacarme de la laveuse au sous-sol ? Vous ne voulez pas connaître les secrets que se confient vos ados dans la chambre d’à côté ? Avant de péter les plombs, tentez d’améliorer l’insonorisation de vos murs et plafonds.
La base
En général, les deux grands ennemis de la quiétude sont les fuites d’air et les vibrations. Un mur qui laisse passer l’air laissera forcément passer le son. Pour atténuer le bruit, vous devez voir le mur comme une boîte étanche.
La transmission des vibrations, elle, génère également beaucoup de bruit. On l’atténue surtout par l’ajout de matériaux, comme des barres résilientes et des produits isolants.
Mesurer l’insonorisation
Sur les emballages des produits insonorisants, vous trouverez souvent un indice de transmission du son (ITS), le plus souvent affiché sous le sigle STC, pour Sound Transmission Class. Cet indice détermine l’atténuation du son entre deux pièces. Il concerne davantage les bruits aériens de la voix que les bruits d’impact des talons hauts. Cet indice est un bon point de départ, mais ça ne suffit pas. Surtout que les fabricants ne comparent pas toujours leurs matériaux avec toutes les techniques possibles sur le marché, ce qui complique l’analyse de leurs résultats. Les experts insistent aussi sur la qualité d’assemblage. De petits détails peuvent gâcher votre beau travail.
Si le mur qui sépare votre chambre du salon est composé de colombages de 2X4, de laine isolante et d’un panneau de gypse, son ITS est probablement de 35. Cela suffit pour étouffer une conversation à voix basse, rien de plus. Et dans plusieurs cas, c’est même illégal. Le Code de construction 2005, en vigueur dans bien des villes, impose un ITS de 50 pour les murs entre des résidences mitoyennes.
Pour y arriver, vous pouvez investir dans de coûteux travaux. Des entreprises proposent par exemple de souffler de la cellulose, de doubler l’épaisseur des murs ou d’installer des plafonds sur des rails fixés aux murs et non aux plafonds. Si ces procédés donnent d’excellents résultats acoustiques, notre but ici est plutôt de vous proposer deux méthodes simples, économiques et efficaces pour arriver à un niveau d’insonorisation satisfaisant en le faisant vous-même.