Un peu de vocabulaire
Deux expressions reviennent souvent dans les annonces immobilières et dans la bouche des courtiers: short sale et foreclosure. Vous avez intérêt à bien les comprendre, car elles concernent beaucoup de propriétés en vente.
Short sale (vente à découvert)
Dans ce cas, le vendeur se retrouve dans la situation suivante: le prêt hypothécaire qu’on lui a accordé est supérieur à la valeur marchande actuelle de sa maison. L’institution financière va perdre de l’argent dans l’histoire, c’est pourquoi c’est elle qui décide si elle accepte l’offre de l’acheteur ou non.
«Cependant, souligne Pierre Frégeau, différentes lois encouragent les banques à faire leur possible pour modifier le prêt hypothécaire afin de permettre au vendeur de rester dans sa propriété. C’est la raison pour laquelle c’est souvent très long.»
Sachez donc:
- Que le prix affiché ne correspond à aucune réalité (la banque ne l’a pas accepté);
- Qu’il va falloir vous armer de patience.
«Actuellement, 60 % des short sales n’aboutissent à rien, car les banques ne sont pas d’accord avec le montant proposé par l’acheteur, prévient Christian Duhaime, courtier immobilier chez Remax, à Fort Lauderdale. Et dans les cas où la vente est conclue, cela prend quatre mois en moyenne, parfois jusqu’à 10 ou 12 mois.»
Foreclosure (saisie)
On parle de foreclosure lorsque le propriétaire a été expulsé de la maison par la banque. La procédure est alors très rapide: «On négocie directement avec la banque, qui n’a aucune contrainte avec l’ancien propriétaire. En fait, c’est elle qui décide, en collaboration avec l’agent inscripteur, du prix d’inscription. L’acheteur fait une offre, qui est remise à la banque. Elle décidera d’accepter, refuser ou négocier, et ce en général en 24 à 72 heures. Si l’offre est acceptée, le closing se fait en général dans les 30 jours», détaille Pierre Frégeau.