Une vraie bonne idée?
Illustration: Yan Lanouette
Occasions encore nombreuses, taux d’intérêt qui restent bas et dollar canadien vigoureux. Non, il n’est pas trop tard pour faire de bonnes affaires en Floride. Suivez le guide!
Il y a les snowbirds, qui fuient nos hivers rigoureux. Et il y a ceux qui veulent simplement investir, pour revendre d’ici cinq à 10 ans et peut-être réaliser une belle plus-value.
Quel que soit votre projet, les occasions qu’a créées la crise sont bel et bien là. Mais le jeu en vaut-il la chandelle? Pour Denis Preston, consultant en gestion des risques chez Bachand Lafleur Preston, il n’y a pas de mystère: il faut impérativement, et avant toute initiative, consulter un expert en planification financière spécialisé en fiscalité américaine. Lui seul pourra vous expliquer dans quoi vous vous embarquez, en ce qui concerne les frais, les impôts et les droits successoraux, notamment. Il peut s’agir d’un comptable, d’un planificateur financier ou d’un juriste, par exemple.
«Si c’est un achat pour passer ses vacances en Floride, il suffit de s’assurer qu’on a les moyens de se l’offrir. Si c’est un investissement, alors il faut être conscient de plusieurs paramètres», prévient-il. Et d’insister: un placement immobilier n’est pas un placement sûr! Il souligne par ailleurs que les prix d’aujourd’hui peuvent être considérés comme «normaux» en regard de la période purement irrationnelle des années 2000 à 2006, durant laquelle ils sont montés en flèche. Traduction: ils ne remonteront pas forcément dans les années à venir, ou peut-être de si peu… Certains économistes estiment même qu’ils peuvent encore baisser.
«Au Japon, cela fait 15 ans que les prix stagnent, poursuit Denis Preston. Ce que je veux dire, c’est que personne ne peut prédire l’avenir. La vraie question est: quelle est, en tant qu’investisseur, votre tolérance au risque?»