
Participer à la loterie toutes les semaines sans vous déplacer pour acheter vos billets... L’idée vous plaît?
En tout cas, elle n’a pas plu à notre lecteur Jérôme Desrosiers, de Québec.
Il a trouvé dans sa boîte aux lettres un dépliant de Loto-Québec l’invitant à «s’abonner à la chance».
La société d’État ne lui propose rien de moins qu’un abonnement de six mois ou d’un an à un service qui permet de participer automatiquement à tous ses tirages favoris.
Facile: il suffit de joindre au formulaire un chèque ou un numéro de carte de crédit, et de retourner le tout dans l’enveloppe préaffranchie.
Choqué par une telle approche, M. Desrosiers s’est plaint à Loto-Québec, qui lui a répondu que ces abonnements sont vendus uniquement par des organismes sans but lucratif qui se financent grâce aux commissions qu’ils reçoivent. Il est donc possible, lui a-t-on expliqué, qu’un organisme ait distribué des dépliants dans son quartier.
Ce «service» est-il une stratégie qui vise à fidéliser les gens aux jeux de hasard? Non, lui a répondu Loto-Québec, en précisant que si la durée des abonnements est si longue, c’est parce que «les utilisateurs d’une telle fréquence de tirages sont habituellement des gens qui profitent de longues vacances à l’extérieur du pays, l’hiver, et qui veulent s’assurer que leurs sélections feront partie des tirages pendant leur absence».
Quoi qu’il en soit, il est tout de même étonnant de constater que, pendant qu’elle propose à ses clients de s’abonner à la loterie par carte de crédit, Loto-Québec diffuse un nombre incalculable de publicités qui visent à… prévenir le jeu excessif.