Par Frédéric Perron
Paru en mai 2007
Introduction
Megapress/Planet Pictures
«De fausses entreprises d’écotourisme, j’en vois à la tonne!» lance Richard Rémy, fondateur d’une agence spécialisée dans ce type de voyage.
«La destination à la mode ces temps-ci, c’est le Kilimandjaro, dit-il. Les guides acceptent des groupes trop nombreux. Imaginez 60 touristes qui arrivent dans un village d’une trentaine d’habitants, installent leurs tentes n’importe où, chantent des chansons le soir, puis quittent le lendemain en laissant leurs déchets derrière eux. C’est un manque de respect flagrant!»
Que ce soit au Népal, en Tanzanie ou au Québec, le problème est le même: l’écotourisme n’est pas une appellation contrôlée.
En principe, cette forme de voyage en milieu naturel se pratique dans le respect et la découverte de l’environnement et des populations locales. Dans les faits, on emploie ce terme à toutes les sauces. «Aujourd’hui, toute entreprise qui met les pieds dehors appelle ça de l’écotourisme», constate M. Rémy.