Jeu et développement
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Le jeu est un moteur essentiel à l’épanouissement tant psychique que physique de l’enfant.
«L’être humain joue depuis la nuit des temps. C’est donc signe que c’est dans notre structure psychologique», avance Rolande Filion, psychopédagogue, professeure au Cégep de Sainte-Foy et coauteure du système ESAR. Et pas besoin de disposer de grands moyens pour s’amuser. La psychopédagogue, qui revient du Congo, raconte: «Même en zone de guerre, les enfants prennent ce qui leur tombe sous la main et reproduisent des scènes plus difficiles de leur réalité pour les extérioriser, mais aussi des moments paisibles du quotidien pour les intégrer et apprendre tranquillement à devenir des adultes.»
«Le jeu, c’est comme une super-vitamine du développement, entre autres pour les petits d’âge préscolaire», illustre Francine Ferland, ergothérapeute et professeure émérite de l’Université de Montréal. Aussi simple soit le jeu en apparence, ses effets se font sentir sur plus d’un plan. «Quand un enfant se déguise, par exemple, tout ce qui touche à sa motricité fine et à sa perception entre en action. S’il le fait avec d’autres enfants, l’aspect social est aussi impliqué, et c’est sans compter que ça lui permet de s’exprimer.»
Pour en savoir plus: livres de Francine Ferland de la Collection CHU Sainte-Justine pour les parents
Le jeu chez l’enfant: questions/réponses pour les parents (2009)
Et si on jouait ?: le jeu durant l’enfance et pour toute la vie (2005)
Le développement de l’enfant au quotidien: du berceau à l’école primaire (2004)