Hypersexualisation
Photo: Réjean poudrette; shutterstock; istockphoto
L’univers des jouets se divise en deux: multicolore pour les garçons, rose pour les filles. Un clivage qui n’a rien d’anodin.
Selon la neuroscientifique américaine Lise Eliot, auteure du livre Pink Brain, Blue Brain, dès deux ou trois ans, garçons et filles savent qu’ils appartiennent à un genre et commencent à opter pour les jouets qui y sont associés. Avant cela, les petits jouent indifféremment avec tous les jouets. Par contre, observe la chercheuse, vers cinq ans, les garçonnets refusent catégoriquement de toucher à ce qui est rose. Comme ce bambin, croisé en cours de reportage, qui a lancé un «Ouach!» dégoûté devant l’allée des jouets pour filles tout en refusant carrément de s’y aventurer!
Ainsi, pendant que les garçons sont occupés à sauver le monde dans leur costume de super-héros, les fillettes enfilent leur robe de princesse et coiffent coquettement leurs cheveux. Le sort en est jeté. Bienvenu dans le monde du marketing pour enfants!