Paru le 21 janvier 2010
Par Frédéric Perron
La Fédération québécoise des municipalités (FQM) craint que le Québec n'obtienne pas sa juste part des subventions du programme fédéral «Large bande Canada».

Annoncé en juillet 2009, ce programme de 225 millions de dollars vise à brancher les régions qui n'ont pas encore accès à Internet haute vitesse.
Selon Industrie Canada, les projets qui permettent de connecter le plus grand nombre de foyers seront privilégiés.
Selon Bernard Généreux, président de la FQM, la majorité des projets approuvés pourraient être présentés par les grandes entreprises de télécommunications pour desservir les régions les plus peuplées.
«Si le gouvernement approuve des projets uniquement dans les régions à forte densité de population, il risque d'oublier des endroits comme la Basse-Côte-Nord, où il n'y a pas de gens en concentration suffisante», s'inquiète M. Généreux.
Transfert au Québec
Par ailleurs, selon la FQM, le manque d'arrimage entre le programme fédéral «Large bande Canada» et le programme provincial «Communautés rurales branchées» pourrait nuire aux chances du Québec de profiter de l'aide fédérale.
Pour cette raison, la FQM demande le transfert à la province d'une somme correspondant à sa population, soit environ 52 millions de dollars.
Les projets qui bénéficieront de subventions pour l'un ou l'autre de ces programmes seront annoncés au cours des prochaines semaines.
Hausse des tarifs
La FQM craint aussi qu'une éventuelle hausse des tarifs d'accès aux infrastructures comme les poteaux de téléphone nuise à l'accès à Internet haute vitesse en région.
En effet, le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC) étudie la possibilité de hausser les tarifs qu'exigent les grandes entreprises de télécommunications pour l'utilisation de leurs lignes de transport par des tiers. Ces coûts pourraient augmenter de quatre à sept fois.
Pour une MRC comme celle d'Arthabaska, dans les Bois-Francs, les frais d'accès au réseau pourraient passer de 30 000 $ à 125 000 $. «Si ces tarifs sont trop élevés, on risque de faire du débranchement plutôt que du branchement à Internet haute vitesse!», prévient M. Généreux.
Le CRTC devrait rendre sa décision plus tard cette année.
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