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Si leurs versements hypothécaires mensuels augmentaient de 100 $, une forte proportion de Québécois pourraient difficilement ou ne pourraient plus faire face à leurs obligations.
C'est ce que révèle un nouveau segment d'un sondage à grande échelle Jecomprends.ca - CROP auprès de l'ensemble des Québécois.
Selon ce sondage, seulement la moitié des propriétaires (54 %) affirment qu’ils pourraient «facilement» continuer à faire leurs paiements hypothécaires dans ce contexte, alors que 6 % ne pourraient plus s’en acquitter.
Une augmentation de 100 $ par mois correspond à une hausse de taux de 1 % pour une hypothèque de 200 000 $ sur 25 ans assorti d'un taux annuel à 4 %.
Si les paiements hypothécaires augmentaient de 200 $ par mois, ils ne seraient plus que le tiers (34 %) à pouvoir honorer «facilement» leurs paiements, alors que la moitié des personnes interrogées (48 %) y arriveraient «difficilement» et que presque un cinquième d'entre elles (18 %) ne pourraient plus continuer.
À 300 $ par mois en plus, la moitié (49 %) pourraient «difficilement» respecter leurs obligations et plus d'un tiers (35 %) affirment qu'elles seraient incapables de payer.
Ce sondage constitue ni plus ni moins que le miroir financier des Québécois sur une centaine de questions relatives à leurs finances personnelles et la gestion qu’ils en font.
Il lève le voile notamment sur les comportements des résidants des cinq principaux pôles économiques du Québec, soit ceux de Montréal, Québec, Sherbrooke, Trois-Rivières et du Saguenay.
Le blogueur de Jecomprends.ca et conseiller senior pour la division Gestion de patrimoine de la Banque Nationale, Louis-Simon Duval, trouve ces résultats «à la fois surprenants et inquiétants».
«Ce serait naturel que les propriétaires se préoccupent d'une éventuelle hausse des taux hypothécaires parce que l'hypothèque est généralement la plus grosse dépense inscrite à un budget. Est-ce un excès de confiance ou du désintéressement? En tout cas, c'est préoccupant», dit-il.
À 100 $ par mois en plus, ce sont les résidants de l'Outaouais (69 %) qui s'en sortiraient le mieux en affirmant qu'il leur serait facile de payer le surplus. Ce sont les propriétaires des régions éloignées des grands centres (47 %) qui auraient le plus de misère à absorber pareille hausse.
D’autres volets du sondage seront révélés, au cours des prochaines semaines, sur Jecomprends.ca et Clearfacts.ca. Ils porteront, entre autres, sur deux des principales dépenses des ménages québécois, soit le véhicule et le foyer.
La collecte des données en ligne s’est déroulée du 3 au 23 décembre 2010 par le biais de panels Web. Au total, 1814 questionnaires ont été complétés.
Les résultats ont été pondérés afin de refléter la distribution de la population adulte du Québec selon le sexe, l'âge, la région de résidence, la langue maternelle (dans la région de Montréal) ainsi que la taille du foyer.
Notons finalement que compte tenu du caractère non probabiliste de l’échantillon en ligne, le calcul de la marge d’erreur ne s’applique pas.
Les résultats du sondage Jecomprends - CROP: la marge de manoeuvre financière des propriétaires québécois.