Les exigences de la Loi sur la protection du consommateur en matière de publicité automobile ne datent pas d’hier. Malheureusement, elles ne suffisent plus à inoculer les automobilistes contre les plus récents « virus » qui se propagent dans les publicités des constructeurs.
Le cas du Québec n’est pas unique: aucune province canadienne ne protège assez les consommateurs contre les petits caractères, qui permettent aux marchands et aux constructeurs de reprendre de la main gauche ce qu’ils semblent donner de la main droite dans les gros caractères.
Les constructeurs sèment la confusion en grosses lettres et font ensuite mine de rétablir les faits dans 350 à 800 mots et chiffres à peine lisibles au bas de la page. À la télé et à la radio, le portrait s’avère encore plus décevant.
L’Office de la protection du consommateur a entrepris une démarche avec les constructeurs et les associations québécoises de concessionnaires pour assainir leurs pratiques publicitaires douteuses. Il a notamment envoyé une lettre d’intention aux concessionnaires à l’automne 2009 pour les sensibiliser à cet enjeu.
Jusqu’à maintenant, la réponse de l’industrie s’est révélée timide, voire inexistante, comme en témoignent les pratiques décrites ci-après.