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Marquage antivol: le juste prix Ajouter à vos signets

Par Jesse Caron

Paru en mars 2010


Photo: Réjean Poudrette

Le marquage antivol Sherlock, très répandu au Québec, ne devrait pas coûter plus de 239 $ (plus taxes) pour une voiture ou un camion léger.

La raison : le fournisseur du produit interdit formellement aux revendeurs de l’offrir à un prix plus élevé.

Certains n’hésitent toutefois pas à défier cette règle. Un de nos journalistes l’a constaté au printemps 2009, alors qu’un concessionnaire Volkswagen de la banlieue montréalaise lui a facturé 299 $.

Bien au fait que le traitement coûtait 199 $ l’année précédente, notre scribe a trouvé la hausse de prix plutôt considérable.

Un appel au service à la clientèle de l’entreprise a confirmé que le coût du marquage avait bel et bien grimpé… mais à 239 $, pas à 299 $.

Pris la main dans le sac, le marchand a remboursé sans tarder la différence de 60 $ à notre journaliste. Était-il obligé de le faire ? Pas nécessairement, nous ont expliqué deux juristes en consommation.

Vrai, un article de la Loi sur la protection du consommateur stipule qu’un commerçant ne peut exiger un prix supérieur à celui qui est annoncé pour un bien ou un service. Or, le premier prix annoncé à notre journaliste pour le marquage antivol était de 299 $, puisqu’il n’avait pas vu de documentation de Sherlock avant d’accepter la proposition du concessionnaire.

Si celui-ci n’avait pas fait amende honorable, notre reporter aurait pu tenter une action civile en diminution de prix, mais le dénouement aurait été tributaire de l’interprétation du juge.


Morale

avant d’accepter le prix que propose un concessionnaire pour un accessoire ou un service d’un fournisseur indépendant (par exemple Sherlock), demandez à voir la documentation du fournisseur ou faites vos propres re­cherches.

Si vous constatez un écart après coup, n’hésitez pas à négocier un remboursement avec le concessionnaire, preuves à l’appui.

Mis devant le fait accompli, il vous préparera sans doute un chèque sans hésiter plutôt que de risquer de perdre votre confiance – et celle d’un partenaire d’affaires.

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