Photo: Réjean Poudrette
Pourquoi attendre les premiers flocons de neige pour faire appliquer un traitement antirouille sur votre véhicule? Songez-y plutôt dès maintenant, alors que le métal absorbe mieux les produits et que la plupart des ateliers sont déserts!
Question quiz: quand avez-vous aperçu pour la dernière fois un véhicule pas trop vieux, mais couvert de rouille? En 1980, en 1990, voire en 2000, vous n’auriez sans doute pas cherché longtemps. Mais de nos jours, de telles épaves rouillées sont plus rares.
La raison est simple: la plupart des constructeurs automobiles prémunissent mieux qu’avant leurs véhicules contre la rouille. Ils utilisent de l’acier galvanisé pour façonner les panneaux de carrosserie, qu’ils recouvrent ensuite de peintures plus résistantes à la détérioration.
Ils appliquent un enduit anticorrosion à des endroits stratégiques de la plateforme, de la carrosserie et du dessous de l’auto. Dans le but d’alléger leurs modèles, certains troquent l’acier contre d’autres matériaux – plastique, aluminium, etc. – qui ont l’avantage de ne pas virer à l’oxyde brunâtre lorsqu’ils se détériorent.
Tous les constructeurs n’emploient cependant pas ces méthodes au même degré, si bien que d’excellents véhicules sur le plan mécanique restent encore des proies faciles pour le cancer de la rouille. Protégez-Vous et l’Association pour la protection des automobilistes (APA) se font d’ailleurs un devoir de recommander un traitement antirouille pour les modèles les plus à risque dans le guide annuel Autos.
Quel type de traitement choisir? Vaut-il la peine de faire traiter n’importe quelle voiture, quel que soit le modèle, étant donné que l’humidité, les précipitations et le sel utilisé pour déglacer nos routes prédisposent les voitures à la rouille? Combien coûte une protection efficace?
La seule façon de trancher serait de mener des tests à l’aide de vrais véhicules dans des situations typiques de la conduite au Québec. Hélas, de telles évaluations sont presque impossibles à effectuer de manière contrôlée, et elles coûteraient très cher.
Les renseignements que nous avons recueillis auprès de détaillants et d’experts indépendants ainsi que les nombreux témoignages que vous avez laissés sur notre plateforme d’échange
nous ont tout de même permis de mettre un peu d’ordre dans les nombreuses formules offertes.
Participez à la discussion sur Vox Conso: Les traitements antirouille
- Commentaire d'Anne Boudreault: «Je n'ai jamais fait traiter ma voiture à l'antirouille et franchement, je n'ai jamais vu de différence entre la mienne et celles de mes amis qui achètent ce traitement. Je n'ai pas non plus observé d'avantage à la revente (aucun acheteur ne m'a jamais posé la question). Je ne demande qu'à être convaincue. [...]»
- Commentaire d'Alex Mohr: «Questionnement sur les effets des produits antirouille sur la sante du consommateur lorsqu'ils chauffent; odeurs dans l'habitacle.
- Je fais traiter mon véhicule, une Honda CRV 2006 depuis 2006 chez A. Met. Je n'ai pas encore de rouille.
- L'année dernière, j'ai décidé d'essayer leur nouveau produit qui ne coule pas au lieu de l’huile liquide et je suis très insatisfaite. Je voulais éviter les taches d’huiles sur mon asphalte.
Mauvais choix! Ce "gel" produit une odeur dans l’habitacle qui irrite la gorge et les poumons, et ce, huit mois après l’application. Dans cette voiture, il y a une ouverture dans l’intérieur du capot qui laisse le produit couler lentement sur le moteur où le produit chauffe.
Lorsque j’ai découvert ce problème, j’ai fait enlever l’excédant par la succursale A. Met et nettoyer mon moteur mais l’odeur est toujours là et semble en fait provenir de l’intérieur des portes où le produit chauffe au soleil.
Je suis inquiète de l'effet de ces produits sur ma santé car je suis enceinte et utilise ma voiture pour de long déplacements pour le travail. Mon mari à une réaction de toux lorsqu'il entre dans la voiture. Nous pensons vendre cette voiture qui est autrement en parfait état mais qui m’irrite les voies respiratoires. [...]»
- Ajoutez le vôtre!