Quel amateur de belles mécaniques n'a jamais rêvé de posséder un flamboyant coupé sport? Pour plusieurs personnes, un modèle de ce genre demeure le meilleur synonyme de plaisir de conduire, de puissance, d'allure et, jusqu'à un certain point, de réussite. Mais ces bijoux de performance qui portent les noms de 911, de Viper, de 370Z et même de Mustang GT ou de Camaro SS ne sont pas à la portée de toutes les bourses ni assez pratiques pour un usage courant.
Qu'à cela ne tienne, les constructeurs ont depuis longtemps compris que l'appellation de «Sport» exerce un attrait indéniable sur les masses. C'est pourquoi ils l'attribuent à des véhicules de presque toutes les catégories sur le marché, y compris des sous-compactes, des multisegments et même des camionnettes pleine grandeur. Ils se contentent parfois de justifier cette identification mythique seulement par des changements cosmétiques, mais parfois aussi par des modifications mécaniques bien réelles.
Nos deux protagonistes rassemblent ces deux critères avec brio tout en demeurant accessibles sur le plan financier. Le secret: elles sont dérivées de petites voitures conçues d'abord pour plaire au grand public. Les Mazda 3 et Volkswagen Golf ont de nombreux adeptes au Québec, non seulement en raison de leur prix abordable, mais aussi grâce à leur format taillé sur mesure pour la conduite urbaine, à leur polyvalence assurée et à leur comportement routier bien équilibré.
La version vitaminée de la Golf, la GTI
, n'a presque plus besoin de présentation. Pionnière du créneau des compactes à hayon, elle parcourt les routes depuis plus de 25 ans sur notre continent, et environ 10 de plus dans son Europe natale. Avant d'apposer l'écusson GTI sur sa compacte à hayon, Volkswagen retouche sa suspension, gonfle sa puissance, élargit ses pneus, enjolive son habitacle et pare sa carrosserie d'éléments esthétiques distinctifs. La voiture sort ensuite d'une usine allemande avec des performances – et une facture – notablement supérieures à celles d'une Golf «normale».
Mazda applique sensiblement la même recette à la 3 pour la muter en Mazdaspeed 3
. Comme la GTI, la petite japonaise survitaminée achemine le souffle d'un moteur turbocompressé à ses seules roues avant, elle roule sur des jantes imposantes, elle compte sur des trains roulants raffermis et elle conserve une filiation évidente avec la voiture de grande diffusion qui lui sert de base. Assemblée au Japon, la Mazdaspeed 3 existe depuis l'année-modèle 2007.
Sur le plan de la sécurité, les deux voitures proposent des freins antiblocage avec répartition électronique de la puissance de freinage, un régulateur de stabilité, des coussins gonflables frontaux et latéraux avant, des rideaux de protection latérale, des appuis-tête actifs conçus pour réduire l'effet du «coup de lapin» en cas de collision arrière ainsi que des prétendeurs de ceintures de sécurité avant.
Laquelle des deux rivales joue le mieux le rôle de la petite bombe polyvalente? Pour trouver la réponse, nous les avons mesurées sur le circuit routier montérégien de Sanair en plus de les évaluer sur les voies publiques environnantes.
Coordination: Michel Brais
Texte: Jesse Caron
Fiches techniques: Michel Brais
Consultant: Peter Alves, instructeur en techniques de conduite avancée du club Porsche d’Amérique (Zone 1)
Plusieurs collaborateurs de l’APA ont conduit les véhicules pendant de courtes périodes. Leurs commentaires ont été ajoutés à ceux du jury.