Pour plusieurs familles québécoises avides d’espace intérieur et de polyvalence à bon prix, la solution de rechange à une minifourgonnette, une berline intermédiaire ou même un utilitaire sport compact prend la forme d’une voiture compacte à hayon.
Tant mieux pour elles: ce type de carrosserie a repris ses droits dans les salles d’exposition canadiennes depuis cinq ans. Et rien ne laisse croire que ces petites autos redisparaîtront de sitôt; avec le prix galopant de l’essence, elles gravissent plutôt les échelons du palmarès des ventes.
Saturn vient de fournir une éloquente preuve de ce retour en force en remplaçant ses désolants coupés et berlines Ion par la nouvelle Astra. Cette petite voiture à hayon occupe le deuxième rang du palmarès des ventes d’autos en Europe, où GM la vend sous le patronyme d’Opel depuis 2004. Construite en Belgique, la version nord-américaine est presque identique à l’européenne.
La gamme de la Subaru Impreza comporte une version à hayon depuis son lancement en 1993. Il s’agissait d’une familiale jusqu’à l’an dernier, mais le constructeur l’a transformée en compacte à hayon à l’occasion du renouvellement du modèle pour 2008. Le style a alors changé du tout au tout, mais pas la mécanique, qui a plutôt fait l’objet de quelques raffinements mineurs. L’Impreza est construite au Japon.
La Toyota Matrix 2009 roule au pays depuis le printemps dernier. En plus de la redessiner, Toyota lui a payé quelques nouveautés mécaniques, surtout dans les versions haut de gamme. Assemblée au Canada, la Matrix a toujours pour jumelle non identique la Pontiac Vibe; cette dernière est assemblée aux États-Unis.
Le nom de Rabbit est réapparu chez Volkswagen l’an dernier. Plate-forme rigidifiée, motorisation revigorée et silhouette modernisée ornent la carte de visite de la petite allemande de souche.
Toutes les voitures de l’essai ont les freins antiblocage, les coussins gonflables latéraux et les rideaux de protection latérale de série.
Chacune propose aussi le régulateur de stabilité, un important équipement de sécurité qui était réservé aux voitures plus chères jusqu’à récemment. Des statistiques récentes indiquent que la moitié des collisions graves au pays découlent d’une perte de maîtrise; selon des données de Transports Canada, le régulateur de stabilité pourrait éviter entre 20 et 40 % de celles-ci.