Par Frédéric Perron
Paru en mai 2007
Introduction
Paul Bordeleau
La publicité d’un commerçant vous propose des voitures d’occasion «à partir de seulement 100 $ par mois», sans indiquer le prix exact des véhicules ni leur kilométrage? Méfiez-vous, car cette pratique est aujourd’hui illégale.
En effet, un décret entré en vigueur au Québec en janvier dernier encadre rigoureusement la vente d’autos d'occasion.
L’Office de la protection du consommateur (OPC) a élaboré ces nouvelles règles en collaboration avec des associations de marchands d’automobiles et des groupes de défense des consommateurs.
Tous s’entendaient sur la nécessité d’agir: depuis quelques années, la publicité trompeuse était de plus en plus courante dans le domaine, particulièrement chez les vendeurs qui disposaient d’un très large inventaire.
«Cette dérive dans les pratiques de quelques commerçants avait créé un effet d’entraînement sur le marché», expliquait Yvan Turcotte, président de l’OPC, en présentant les nouvelles règles.
Plusieurs marchands attiraient des consommateurs en annonçant à très bon prix des voitures qu’ils n’avaient pas, pour ensuite leur proposer des automobiles équivalentes, mais plus chères.
Certains fractionnaient le prix de leurs véhicules pour mettre en évidence un montant très alléchant derrière lequel se cachaient des frais supplémentaires. D’autres affichaient seulement le paiement mensuel, sans mentionner le prix total ni le kilométrage. Bref, il était temps de faire un grand ménage!