Notre dernier essai de voitures intermédiaires mettait en scène quatre berlines assez luxueuses munies d’un moteur V6 très puissant. À ce moment, en mai 2007, le prix du litre d’essence campait confortablement au-dessus du dollar, dans la foulée du choc pétrolier causé par l’ouragan Katrina, près de deux ans auparavant. Cela n’empêchait pas plusieurs acheteurs d’opter pour la grosse cylindrée énergivore, puisque l’économie favorable leur en donnait les moyens.
Nous avions alors trouvé les performances de ces autos étincelantes mais superflues. Nous aurions préféré que les constructeurs améliorent le rendement énergétique de leurs moteurs plutôt que leur puissance.
Trois ans et une crise économique plus tard, la demande des consommateurs semble s’être tournée vers les moteurs peu énergivores, 4 cyl. en tête, dans la catégorie des intermédiaires. Certaines entreprises commencent à appliquer des technologies prometteuses à des voitures accessibles à tous, et non seulement à de coûteuses hybrides.
C’est le cas de Hyundai, qui a tout simplement abandonné l’option du V6 dans sa Sonata 2011 renouvelée. Le seul 4 cyl. offert pour le moment est d’ailleurs muni de l’injection directe de carburant, un mode d’alimentation réputé pour réduire la consommation d’essence.
Subaru propose quant à lui une Legacy équipée d’un moteur baptisé PZEV (pour partial zero emission vehicle, ou véhicule à émissions polluantes ultrafaibles). Cette technologie agit davantage sur la «propreté» du moteur que sur son appétit en carburant, mais ce dernier a tout de même diminué grâce à des améliorations au circuit d’alimentation et à l’apparition d’une transmission à variation continue.
Ford mise plutôt sur la motorisation hybride et sur la turbocompression pour améliorer le bilan énergétique de ses modèles. La gamme de la Fusion comprend une version équipée d’un rouage à essence-électricité, mais ce n’est pas celle que nous avons choisi de mesurer au reste du groupe étant donné son prix élevé. Nous avons opté pour un modèle à 4 cyl. classique, le plus en demande au Québec.
Nous avons fait la même démarche pour la Chevrolet Malibu, dont General Motors a, de toute manière, retiré la variante hybride du catalogue après l’année-modèle 2009.
Sans surprise, les rideaux de protection latérale sont de série dans tous ces modèles, tout comme l’est le régulateur de stabilité. Celui-ci sera d’ailleurs obligatoire dans les automobiles et camions légers construits pour le Canada à partir de septembre 2011. D’après Transports Canada, cet équipement pourrait réduire de 29 % le nombre de collisions dues à une perte de maîtrise. Selon des études de l’institut des assureurs américains, le risque d’accident fatal impliquant un seul véhicule diminue de moitié dans les modèles munis du dispositif.