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Article d'un partenaire de
Protégez-Vous.ca

Quand l’idéalisation de la beauté, de la minceur et de la jeunesse font vendre!

Par: Association pour la santé publique du Québec (ASPQ), partenaire de Protégez-Vous.ca

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Mise en ligne : 24 mai 2012

Par Chantal Bayard, chargée de projet

Dans un monde idéal, la Journée internationale sans diète n’existerait pas. En fait, nous n’aurions pas besoin du 6 mai pour nous rappeler que les régimes, les cures, les détoxifiants et les produits pour maigrir sont inefficaces et néfastes pour notre santé physique et mentale. Il serait inutile de  parler de diversité corporelle et d’acceptation de soi. L’industrie de la mode n’aurait pas tant de pouvoir sur notre définition collective de la beauté et des critères qui la déterminent. Nous ne serions pas non plus bombardés de publicités qui nous proposent mille et une façons de perdre du poids. Il n’y aurait pas près de 3 femmes sur 41 qui désireraient perdre du poids; 22 %2 d’entre elles ne verraient pas la gestion de leur poids dominer leur vie; et la majorité3 des jeunes filles de 13 ans n’essaieraient pas de maigrir. Toutefois, puisque ce monde idéal n’existe pas et que nous voyons de plus en plus de jeunes et de femmes se préoccuper de leur poids et de l’image qu’elles projettent, nous avons besoin de la Journée internationale sans diète.

Un idéal de beauté qui fait rêver… et consommer
En 2012, parler de diversité corporelle et de l’importance de développer une estime de soi positive à nos jeunes est loin d’être superflu. Tous les jours, ils sont exposés à des images et à des modèles auxquels on leur propose de ressembler. L’excellente campagne de sensibilisation réalisée par Dove, disponible sur le Web, nous fait prendre conscience de la forte influence qu’exerce sur eux l’industrie de la mode et de la place qu’elle occupe dans leur quotidien. Les images qu’on leur présente sont bien souvent irréalistes, tronquées grâce à la technologie et hypersexualisées. La jeunesse, la beauté et la sexualité, omniprésentes dans la plupart des campagnes publicitaires, font vendre! Et nous, en dépit de nos valeurs personnelles, nous consommons les produits qui véhiculent ces stéréotypes et intégrons l’idée que, pour «être belle», il faut dépenser des fortunes en crèmes (de jour, de nuit, antirides, anti-cellulites, amincissantes, etc.), en maquillage (vernis à ongles, fards, rouges à lèvres, poudres, mascara), en produits et traitements capillaires, en vêtements, en soins et chirurgies esthétiques, en régimes, en produits pour la perte de poids (ceinture vibrante, souliers ultra-performants), etc. Un jour, peut-être, en aurons-nous collectivement assez de tout cela?

Les jeunes et les régimes: sonnons l’alarme
Lorsqu’une majorité d’adolescents sont insatisfaits de leur corps et de l’image qu’ils projettent, lorsque cette insatisfaction influence leurs habitudes alimentaires et les pousse à se mettre au régime, il nous faut sonner l’alarme. Les résultats de la recherche de Jacinthe Dion4, réalisé en collaboration avec le groupe ÉCOBES recherche et transfert, au sujet de l’estime de soi et de l’image corporelle des adolescents du Saguenay-Lac-St-Jean, âgés entre 14 à 18 ans, sont préoccupants5.

Cette recherche nous apprend que:

  • 65 % des filles veulent une silhouette ou un corps plus mince;
  • 37,7% des filles ont reçu des commentaires négatifs sur leur poids de la part de leur fratrie (23%), de leurs amis (15,5%) ou de leur mère ou leur père (22,3%);
  • 57,9% des adolescentes ont fait des tentatives sérieuses pour perdre du poids au cours des six derniers mois en diminuant ou coupant le sucre et le gras (95,1%), en s’entrainant de façon intensive (76,7 %), en sautant un repas (53,4 %), en ne mangeant pas de la journée (31,1 %), en suivant une diète (27,2 %), en recommençant ou en commençant à fumer (19,4 %), etc.

Les statistiques chez les garçons sont également inquiétantes puisque :

  • 66,3% des garçons se disent insatisfaits de leur image corporelle et désirent perdre ou gagner du poids;
  • 28,9% des garçons veulent perdre du poids grâce à diverses méthodes comme s’entrainer intensivement (85%), diminuer ou couper le sucre et le gras (84,2%), sauter des repas (35%), suivre une diète (25%), etc.

Ces données devraient nous inciter à redoubler d’efforts pour améliorer l’environnement dans lequel les adolescent-e-s grandissent et pour modifier notre définition collective de la «beauté». Sachez qu’en 2009, le Gouvernement du Québec a lancé la Charte Québécoise pour une image corporelle saine et diversifiée afin de contribuer aux changements de nos perceptions et des normes sociales de beauté.

À savoir
Il est possible de déposer une plainte liées aux «Images et messages à caractère sexiste dans les médias». Voici le Guide d’accompagnement réalisé par le Y des femmes de Montréal (PDF), en collaboration avec le Service aux collectivités de l’UQÀM.

____________
1Selon les résultats d’une étude commandée en 2008 par les Producteurs laitiers du Canada et le Groupe d'action sur le poids ÉquiLibre, réalisée par Ipsos-Reid
  Ibid.
2Institut de la statistique du Québec: Enquête sociale et de santé auprès des enfants et des adolescents québécois (PDF) – 1999.
3Jacinthe Dion, Ph.D., est professeure en psychologie à l’Université du Québec à Chicoutimi
4Enquête longitudinale auprès des élèves saguenéens et Jeannois (ELSJ) Évolution de l’estime de soi et de l’insatisfaction de son image corporelle de 14 à 18 ans, rapport de recherche; 5Enquête transversale auprès d’élèves saguenéens, Image corporelle chez les adolescents en 2010, données inédites.

Association pour la santé publique du Québec (ASPQ)

Notre mission :

L’ASPQ a pour mission de contribuer à la promotion, au maintien et à l’amélioration de la santé et du bien-être de la population québécoise, à titre de ressource autonome et associative en santé publique. Elle entretien de plus des liens avec les communautés de santé publique Québécoise, Canadienne et internationale.

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