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Ça lui a fait un drôle d’effet, lorsque Visa l’a appelé à cinq heures du matin dans sa chambre d’hôtel, en Floride, pour lui annoncer qu’il était victime de transactions frauduleuses. Et que sa carte de crédit était désormais «coupée». Pour Marc, le souvenir le plus marquant de ces vacances d’août 2011 restera sans doute… la grosse dose de stress qu’il a eu à gérer. Le ou les fraudeurs, eux, n’étaient pas en vacances, mais ils se sont quand même offert la tournée des grands ducs: Brick, Brault et Martineau, Corbeil, Rogers… Ils ont obtenu plusieurs cartes de crédit en son nom et dépensé un total de 4 000 $. «Ce qui est frustrant, confie Marc, c’est de ne pas savoir d’où ça vient, comment ça a pu se produire. On se dit qu’on n’est pas vraiment protégé…»
Qu'est-ce que le vol d'identité?
Comme de nombreux Québécois, Marc a été victime de vol d’identité. Mais avant de poursuivre, arrêtons-nous sur le sens des mots. Selon Benoît Dupont, titulaire de la Chaire de recherche du Canada en sécurité, identité et technologie de l’Université de Montréal, l’expression «vol d’identité», souvent utilisée pour désigner des actes très différents, sème la confusion dans les esprits. Quand on parle de vol d’identité dans le langage courant, on englobe en fait toute une palette d’actes frauduleux dont le point commun est le vol et l’utilisation de renseignements personnels sans le consentement de la personne qui en est victime. L’utilisation de la carte de débit ou de crédit d’autrui représente ainsi plus des deux tiers des vols d’identité. Parmi les situations les plus courantes, mentionnons aussi l’obtention d’une nouvelle carte de crédit ou d’un prêt bancaire au nom d’un autre, les virements de fonds, le paiement de factures, ou encore l’obtention de services téléphoniques, hydroélectriques ou autres.