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Depuis 2000, l’endettement des Québécois monte en flèche. En 2009, les dettes des ménages représentaient en moyenne 120 % de leurs revenus après impôt, selon une étude de Desjardins.
Inquiétant? Près de 5 % des Québécois devaient consacrer plus de 40 % de leurs revenus nets aux paiements mensuels de leurs dettes en 2009. Ce qui correspond à quelque 491 000 personnes! L’équipe d’économistes de l’institution financière prévoit qu’entre 6,8 % et 7,3 % des ménages atteindraient en 2015 ce seuil jugé critique par la Banque du Canada.
Au-delà des chiffres, chaque situation d’endettement est unique, rappelle Carole Laberge, conseillère budgétaire à l’ACEF du Nord de Montréal. Pour elle, le seuil critique se définit de manière plus pratico-pratique: «L’endettement devient du surendettement lorsque nous sommes obligés d’emprunter pour payer d’autres dettes ou de couper dans les biens essentiels en faisant des sacrifices qui nuisent à notre santé.»
Pas facile de voir clair dans ce genre de situation… a fortiori quand elle est le résultat d’un accident de parcours difficile à gérer. Mais comme le démontrent les témoignages et les conseils d’experts qui suivent, chaque problème a sa solution.
Deux cas vécus: Alexandra et Teresa ont accepté de nous raconter leur descente aux enfers, et comment elles comptent refaire surface. Nos deux expertes: Johanne Arnould, conseillère budgétaire à l’ACEF du Nord de Montréal et Josée Pomerleau, syndique de faillite et présidente de l’Association québécoise des professionnels de la réorganisation et de l’insolvabilité donnent leur avis.
Correction
La version originale de cet article, publiée dans le magazine Protégez-Vous d'octobre 2011, identifiait mal le loyer. Le loyer est une dette libérable dans le cadre d'une faillite. Pour connaître la liste exacte des dettes non libérables, consultez l'article 178 de la loi sur la faillite.