Par Frédéric Perron
Paru en janvier 2010
Introduction
Photo: iStockphoto
Début des années 2000. Les institutions financières américaines accordent des prêts hypothécaires à des familles à faibles revenus, qui achètent des maisons surévaluées en plein cœur d'une bulle immobilière.
Ces prêts sont regroupés, puis fractionnés sous forme de produits financiers complexes, une pratique appelée titrisation.
En 2006, la bulle éclate. En 2007 et 2008, plusieurs banques font faillite et de nombreux consommateurs en difficulté doivent se départir de leur maison.
C'est la crise des subprimes (prêts hypothécaires à haut risque), qui entraîne la crise financière sur les marchés boursiers internationaux.
D'après David LePoidevin, conseiller en placements à la Banque Nationale, un tel événement pourrait bientôt se produire au Canada. Dans une lettre envoyée à ses clients en septembre 2009, il sonne l'alarme.
Alors que les États-Unis ont largement délaissé la titrisation après la crise, le gouvernement du Canada a plutôt encouragé cette pratique au moment où les banques resserraient l'accès au crédit.
Grâce à la titrisation de prêts assurés par la Société canadienne d'hypothèques et de logement (SCHL), les banques ont recommencé à prêter.
La valeur des titrisations est passée de 165 milliards de dollars en 2007 à 234 milliards en 2008. Elle devrait atteindre 373 milliards d'ici à la fin de 2009.