Un régime généreux
Malgré les légendes urbaines qui circulent dans les chaumières quant aux hordes de diplômés sans emploi, les études demeurent payantes. En 2008, selon Statistique Canada, un diplômé universitaire gagnait en moyenne 59 300 $ par année, contre 30 900 $ pour un diplômé du secondaire. Cependant, les études coûtent de plus en plus cher à financer. Selon le Mouvement Desjardins, le coût de quatre années universitaires en 2010 pouvait s’élever à 30 600 $ pour un étudiant résidant chez ses parents et à 53 800 $ pour celui qui quittait la résidence familiale.
Heureusement, les deux ordres de gouvernement ont décidé de prendre les grands moyens pour aider les parents (ou les grands-parents, oncles et tantes, ou tout autre ami de la famille) à contribuer aux études de leurs enfants. À condition que les parents prennent la peine de faire leurs devoirs.
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Un régime généreux
Selon l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), le régime d’épargne-études du gouvernement canadien serait l’un des plus généreux du monde. Dans le cas des familles les plus démunies, l’État verse de l’argent dans le régime enregistré d’épargne-études (REEE) en lieu et place des parents, à condition que ces derniers ouvrent un REEE. Même les familles les plus aisées reçoivent une bonification pouvant atteindre 20 % des sommes qu’elles épargnent pour les études de leur progéniture.
Pourtant, les parents québécois continuent de bouder ces sommes qui leur sont consenties. En effet, selon les données du gouvernement fédéral, seulement 32 % des enfants québécois admissibles ont un REEE, contre 46 % en Alberta. C’est probablement pourquoi l’État québécois a pris l’initiative, en 2007, de rendre le programme encore plus avantageux avec l’Incitatif québécois à l’épargne-études, qui ajoute des crédits d’impôt remboursables à ceux qui sont déjà offerts par Ottawa.