Récession: repenser son mode de vie

Paru en juin 2009
Par Rémi Maillard
Introduction
Illustration: Luc Melanson
Face à l’ampleur de la récession, la plupart des gouvernements, en Amérique et en Europe, préconisent une relance par la consommation.
Sous la forme de bons d’achat, d’une baisse temporaire des taxes de vente ou d’une réduction des impôts directs, certains États sont même prêts à mettre la main au portefeuille et à s’appauvrir pour nous convaincre de dépenser plus. Quitte à se priver des ressources nécessaires pour accomplir leur travail, spécialement en matière de santé et d’éducation, et à creuser encore davantage la dette publique.
Cependant, même si la machine se remet en marche, même si la technologie permet de «verdir» l’économie, l’éclaircie risque fort de ne pas durer, préviennent les scientifiques et une poignée d’économistes.
La croissance illimitée dans un monde aux ressources limitées est une illusion, estiment-ils. Surtout à l’heure où la pression sur les écosystèmes nous rapproche du point de rupture des équilibres écologiques.
Au Québec et ailleurs, des voix s’élèvent pour appeler à sortir de la logique du «toujours plus» (plus de profits pour les spéculateurs, les actionnaires et les grands patrons, plus de biens matériels, plus d’endettement, plus de gaspillage, plus d’inégalités), responsable des désordres actuels. Et à imaginer un autre modèle de société, plus sobre et plus solidaire.
Nous en avons interrogé cinq:
- Susan George
- Hervé Kempf
- Omar Aktouf
- Louis Chauvin
- Gilles Dostaler