Trois semaines après l’entrée en vigueur des nouvelles règles sur l’affichage des prix, qui visait notamment l’industrie aérienne, un transporteur délinquant, Air Canada, fait l’objet d’une requête en recours collectif.
Photo: Aircanada.com
Depuis le 30 juin dernier, la Loi sur la protection du consommateur (LPC) stipule qu’un commerçant ne peut exiger d’autres sommes en sus du prix annoncé et des taxes de vente.
Or, le prix d’un billet d’avion affiché par la billetterie en ligne d’Air Canada n’est pas celui que le consommateur croit payer lorsque vient le temps de conclure la transaction. Il s’y ajoute une pléthore de frais, de taxes et autres suppléments.
C’est ainsi que Michael Silas, partie prenante de la requête en recours collectif avec l’Union des consommateurs (UC), a dû débourser un supplément de 126,96 $ au prix annoncé de 298 $.
L’imposition de tels frais enfreint la loi, estime l’UC. L’organisme exige d’Air Canada le remboursement de tous les frais et suppléments «illégalement ajoutés au prix annoncé», ainsi que le versement de dommages-intérêts punitifs 100 $ à chaque consommateur concerné. Les consommateurs lésés peuvent s’inscrire au recours collectif sur le site de l’Union des consommateurs.
La requête est ouverte à tout voyageur ayant acheté un ou des billets d’avion directement auprès d’Air Canada depuis le 30 juin, et qui a payé un prix supérieur à celui annoncé par Air Canada dans ses publicités et/ou sur son site Web — exclusion faite de la TPS, de la TVQ et du prix des options additionnelles requises lors des réservations telles que les frais de présélection de sièges, de repas ou de bagages.
Le vol peut avoir été effectué sur les ailes d’Air Canada, de Jazz, de Rapidair ou d’un transporteur membre de Star Alliance.
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