Par Frédéric Perron
Paru en janvier 2010
Introduction
Illustrations de ce dossier: Luc Melanson
L'an dernier, un couple dans la fin de la vingtaine qui a préféré garder l’anonymat s’est fait construire une maison à Québec.
La facture : 256 000 $. Un achat raisonnable, compte tenu de son revenu annuel brut combiné d’environ 110 000 $.
Nicolas Leblond et Catherine Desjardins (noms fictifs) ont magasiné leur prêt hypothécaire, histoire de connaître leur capacité d’emprunt et d’obtenir un taux d’intérêt avantageux.
S’ils avaient écouté certaines institutions financières, ils auraient pu s’endetter jusqu’au cou et s’étouffer avec leurs paiements hypothécaires.
« C’est complètement cinglé ! lance M. Leblond. En avril, une institution financière nous a préapprouvé un prêt de 450 000 $. On a tous les deux une excellente cote de crédit, mais c’est quand même notre première maison ! Ça aurait été insensé de se faire construire une maison de 300 000 $, alors imaginez 450 000 $ ! »