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Quand petit bas de laine n’est pas devenu grand, quelles solutions vous reste-t-il? Tour d’horizon des idées qui peuvent marcher, et de ce qui relève du rêve en couleur.
En cette période où la promotion des régimes enregistrés d’épargne-retraite (REER) bat son plein, Protégez-Vous a décidé de s’intéresser… aux plans B. Allez, avouez, vous aussi avez déjà pensé qu’un REER n’était pas forcément indispensable, ou peut-être moins avantageux que d’autres solutions pour la retraite: vous comptez sur la valeur de votre propriété, vous envisagez de travailler à temps partiel, vous vous demandez si votre fonds de pension ne sera pas suffisant…
Vous allez le voir, toutes ces idées ne sont pas complètement dénuées de sens, mais certaines sont très risquées, voire carrément à proscrire. Force est de constater que les formes d’épargne autres que le REER sont peu nombreuses, mais qu’en plus elles ne constituent, dans la plupart des cas, qu’un complément à d’autres sources de revenus. Ajoutons que les planificateurs financiers sont unanimes: le REER constitue à l’heure actuelle le meilleur moyen d’épargner pour la majorité des gens.
Plus de temps consacré à magasiner un frigo que sa retraite
Mais REER ou pas REER, là n’est pas la question, au fond. La question, c’est pourquoi les Québécois ont-ils autant de difficulté à planifier leur retraite? «Les gens prennent plus de temps pour magasiner un frigo ou une voiture que pour réfléchir à leur retraite. La majorité viennent nous voir alors qu’ils se trouvent… entre cinq minutes et cinq ans de la retraite», déplore Nathalie Bachand, planificatrice financière chez Bachand, Lafleur, Preston.
Pour connaître le modus operandi qui vous convient le mieux, pas de mystère ni de recette magique: il faut s’asseoir avec un conseiller au plus tôt, évaluer votre situation et déterminer les options envisageables.
Chiffre
10 % C’est la part de ses revenus nets qu’il est généralement recommandé d’épargner pour la retraite. Source: Question Retraite.
Participez à la discussion sur Vox Conso: Une retraite sans REER?
- Commentaire de Michel Fiore: «J'ai 57 ans et je suis à trois ans de la retraite, j'ai mis une grande partie de mes économies dans les REER et les CELI, une partie en rente viagère qui me garantie des revenus toute la vie et une autre partie en bourse. Jusqu'à maintenant j'ai toujours pensé avoir fait le bon choix (le retour d'impôt est pour moi déjà un gain en soi). Les rendements actuels me font douter dernièrement, ils fluctuent trop pour me sécuriser, peut-être devrais-je travailler un an ou deux de plus. Mais y a-t-il beaucoup d'autres moyens pour avoir des économies à la retraite? Les laisser à la banque ne rapporte presque rien, et il n'y a pas de retour d’impôt. C'est un choix à faire je pense. Mais il faut quand même mettre une bonne somme pour que ça en vaille la peine.»
- Commentaire de Diane Lafrenière: «Je ne peux pas comprendre comment une personne qui n'a pas de REER peut s'en tirer à la retraite. Ce n'est certainement pas avec ce que les deux gouvernements donnent financièrement qu'on peut vivre décemment. Ou bien il faut continuer de travailler à temps partiel si cela est possible... Ou alors vendre sa maison et garder l'usufruit de la vente pour ses vieux jours en acceptant d'aller vivre en appartement, ce qui n'est pas toujours agréable. »
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