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Le rendement
En règle générale, une obligation individuelle a une durée de un à 30 ans (bien qu’il soit possible de la revendre en cours de route). Plus l’échéance d’une obligation est lointaine, plus son taux d’intérêt est élevé. Vous ne récupérez votre investissement initial qu’à la toute fin, mais en attendant, vous recevez des paiements fixes, souvent semi-annuels. Par exemple, une obligation à 1 000 $ dont l’échéance est de 20 ans et le taux d’intérêt annuel de 5 % rapporte 25 $ tous les six mois. Mentionnons que certaines obligations d’épargne gouvernementales versent plutôt des intérêts composés (intérêt sur l’intérêt), mais uniquement à l’échéance.
Si vous préférez investir ces 1 000 $ dans un fonds, la somme sera répartie entre plusieurs obligations. Au fil du temps, le capital augmente ou décroît, selon les mouvements des taux d’intérêt. Il génère aussi des revenus mensuels ou trimestriels, qui sont réinvestis dans le fonds ou versés au détenteur.
La valeur des obligations évolue de façon inversement proportionnelle à l’évolution des taux : lorsque de nouvelles obligations sont émises à meilleur taux, la valeur marchande des obligations que vous possédez déjà diminue. Et inversement. Or, la majorité des fonds n’ont pas d’échéance, mais une durée moyenne pondérée, maintenue grâce à l’achat et à la vente constants d’obligations. «Cette durée moyenne a un impact direct sur la valeur du fonds : plus elle est longue, plus le fonds est exposé à la fluctuation des taux, car le renouvellement des obligations se fait plus lentement», explique Henri Gagnon, responsable du module Formation en placement à l’Institut québécois de planification financière (IQPF).
En clair : vous ne pouvez prévoir avec certitude ce qu’un fonds va vous rapporter, tandis qu’avec une obligation individuelle, vous percevez des revenus stables et réguliers.
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