Comment s'y retrouver?
Recherchez des produits certifiés par des organismes reconnus, tels que Québec Vrai, Programme Choix environnemental (Éco-Logo), Ecocert, FSC (Forest Stewardship Council), MSC (Marine Stewardship Council), etc. «Mais méfiez-vous des certifications issues de l’industrie, moins fiables, et notamment de la certification WRAP dans l’industrie du vêtement, avertit Brenda Plant: ses normes sont inférieures à celles qu’a établies l’Organisation internationale du travail.»
Posez des questions dans le magasin ou allez sur le site Web d’une entreprise pour connaître le détail de sa politique environnementale, par exemple en parcourant son dernier rapport d’activité ou son organigramme. «Si son virage vert est sérieux, elle doit avoir des objectifs et des échéanciers clairs», précise Mélissa Filion.
Effectuez une petite analyse du cycle de vie avant d’acheter un produit: d’où vient-il? Comment et avec quels matériaux a-t-il été fabriqué? dans quelles conditions? Est-il suremballé? réutilisable? recyclable?, etc. D’après Brenda Plant, «même si cette démarche n’est pas scientifique, elle permet d’avoir une idée de l’impact environnemental du produit».
Des produits verts, vraiment?
Certaines grandes surfaces proposent des sacs maison réutilisables en plastique. L’idée est louable, sauf que... «Ils sont souvent imprimés avec des encres qui contiennent beaucoup de métaux lourds très nocifs pour l’environnement, signale Tom Liacas, codirecteur d’ethiquette.ca. De plus, ils proviennent de Chine et le seul coût écologique de leur transport annule le bénéfice environnemental qu’ils pourraient représenter.»
La solution? «S’approvisionner auprès des nombreuses petites compagnies québécoises qui en fabriquent aussi.»
Autre mauvais exemple, selon Tom Liacas: l’achat de produits biologiques cultivés aux antipodes. «Le bio en soi est évidemment une bonne chose, puisqu’on épargne à l’environnement une certaine quantité de pesticides par rapport aux cultures traditionnelles. Sauf que faire venir des légumes de l’autre bout du monde n’est en aucune manière un geste écolo à cause de la quantité d’énergie dépensée en transport.»