Marketing vert

Paru en août 2007
Par Rémi Maillard
Introduction

De Honda à Wal-Mart en passant par Hydro-Québec, General Electric, Alcan, Quebecor ou Shell, les géants de l’automobile, de l’énergie, de la distribution ou de la communication, entre autres, rivalisent de slogans publicitaires pour vanter leurs efforts dans la lutte contre la pollution et les changements climatiques.
Jusqu’à la compagnie pétrolière BP, qui a abandonné l’appellation British Petroleum pour Beyond Petroleum («au-delà du pétrole»)!
Tous écolos?
En 2005, selon une étude de KPMG, la moitié des 250 plus grandes firmes mondiales ont ainsi publié un rapport spécifique concernant leur activité environnementale et sociale – au Canada, 41 % des grandes entreprises fournissent ce type d’informations.
«Bien que la publication d’un rapport de développement durable ne prouve rien en soi, c’est un indicateur et une première étape vers une meilleure performance environnementale», note Brenda Plant, consultante et codirectrice du site Web ethiquette.ca.
Il s’agit d’un mouvement de fond, estiment les professionnels du monde des affaires. Pas forcément pour des questions d’éthique ou pour sauver la planète, reconnaissent-ils, mais parce que cette stratégie est payante et qu’elle s’inscrit de toute façon dans l’évolution à long terme des marchés, notamment en raison de la flambée des coûts de l’énergie, des changements de réglementation et de la pression croissante des consommateurs.
«Aujourd’hui, avoir une image "écolo" représente un excellent outil de relations publiques pour se démarquer de la concurrence», confirme Emmanuelle Géhin, présidente de l’agence Ozone, spécialisée dans la communication «verte».