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Le droit de comprendre

Par Priscilla Franken

Mise en ligne : février 2011

Photo: iStockphoto

«À l’assurance du chapitre B s’ajoute la garantie de la privation de jouissance subie à la suite d’un sinistre couvert par ce chapitre, sous réserve de la limitation totale indiquée aux Conditions particulières en regard de l’article 1 du présent avenant», stipule le paragraphe X de votre contrat d’assurance auto. C’est vrai, sa lecture nécessite un certain degré de concentration. Tout comme­ un plongeon dans les 25 clauses interminables du contrat signé pour un nouveau cellulaire, ou encore un petit tour dans l’univers fascinant du contrat de vente d’une maison. Puisque nous y sommes­, laissons-nous tenter par un extrait: «L’immeuble visé par le transfert est un immeuble corporel seulement et ne comprend pas de meubles visés à l’article 1.0.1 de la Loi autorisant les municipalités à percevoir des droits sur les mutations immobilières, à savoir des meubles qui sont, à demeure, matériellement attachés ou réunis à l’immeuble, sans perdre leur individualité et sans y être incorporés, et qui, dans l’immeuble, servent à l’exploitation d’une entreprise ou à la poursuite d’activités.»

Qui peut se vanter de lire tous les contrats qu’il signe? Et surtout de les comprendre dans leur intégralité ? Notre vie quotidienne est pourtant ponctuée d’engagements formels en tout genre: avec notre banque, notre fournisseur d’accès Internet, notre opérateur de téléphonie mobile, lorsque nous achetons ou louons un logement… Bref, la quasi-totalité de nos actes est aujourd’hui contractualisée.

«Signez ici et là», nous intime le commerçant, l’assureur ou le conseiller bancaire. Et de nous exécuter, parfois même sans poser aucune question. Certes le temps – et l’envie disons-le – manque cruellement lorsque vient le moment de se pencher sur la multitude de clauses en petits caractères qu’on nous déroule sous le nez. D’ailleurs notre interlocuteur possède-t-il lui-même les compé­tences nécessaires pour traduire tout ce charabia? Pas toujours. «C’est un constat, les contrats on ne les lit pas, on ne les comprend pas et on n’a pas ce qu’il faut pour les comprendre. Pire encore, on a parfois l’impression d’en saisir le sens, mais on interprète mal», ana­lyse Me Nathalie Roy, directrice générale d’Éducaloi, dont la mission est de vulgariser le langage juridique et d’informer les citoyens sur leurs droits et obligations.

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  • 22 févr. 2011
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    Participation de SERGE DOYLE

    Commentaires publiés : Non disponible

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    Par SERGE DOYLE
    (Participant occasionnel)

    Commentaire pertinent Je trouve ce commentaire pertinent 0 )

    Dans le passé nous pouvions imprimer le dossier au complet. Maintenant je dois aller dans chaque articles un par un et en faire l'impression. Ceci est beaucoup moins intéressant!? Nous avions aussi une option pour télécharger le dossier en format PDF. Ceci était aussi très intéressant et facile... :-(

  • 22 févr. 2011
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    Participation de ALFRED THEOBALD

    Commentaires publiés : 1

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    Par ALFRED THEOBALD
    (Participant occasionnel)

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    Sommes nous rendu à une point ou notre systeme de droit est devenue si complexe qu'il empêche l'excercice de la justice? C'est pour le moins troublant. Faut t'il enlever le système de droit des juriste?

  • 22 févr. 2011
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    Participation de ALFRED THEOBALD

    Commentaires publiés : 1

    Discussions publiées : Non disponible

    Par ALFRED THEOBALD
    (Participant occasionnel)

    Commentaire pertinent Je trouve ce commentaire pertinent 0 )

    Mais quand dieu du ciel quelque politicien censé s'il y en encore oserait t'il porter une législation (puisque le bon sens n'existe plus) pour contre carrer ces clauses

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