Par Stéphan Dussault
Paru en janvier 2009
Introduction
Illustrations de ce dossier: Luc Melanson
«Obtenez jusqu’à 40 % de la valeur de votre maison, exempt d’impôt. Aucun paiement tant que vous ou votre conjoint habitez votre maison», dit la publicité du Canadian Home Income Plan (CHIP), le seul vendeur d’hypothèques inversées au pays.
À première vue, l’offre est alléchante. Surtout qu’elle s’adresse aux gens de plus de 60 ans, qui vivent généralement plus vieux et surtout en meilleure santé qu’auparavant.
Ils résisteront donc plus longtemps à l’appel du CHSLD et seront tentés de s’offrir des voyages en Grèce ou en Floride pendant plusieurs années.
Mais pour financer ce supplément d’années actives, ils n’auront pas forcément plus d’argent que la génération précédente. Or, quel est le plus important réservoir d’argent de la majorité des gens de plus de 65 ans? La maison.
Et s’il n’est pas question de la vendre, c’est là qu’intervient le CHIP.
Aux États-Unis, plus de 110 000 propriétaires de maisons ont opté pour l’hypothèque inversée en 2008.
Pour faire mousser leurs produits, plusieurs entreprises se paient de coûteuses publicités télé avec de célèbres porte-parole, comme les acteurs James Garner (en haut) et Robert Wagner (en bas).